26 Juin 2019  |  Édito
Publié dans Sécurité Environnement 02/2019

Édito (2/2019)

La résignation n’est pas une option !
Au Brésil, la destruction de la forêt observée début mai a doublé par rapport à la même période de 2018. L’équivalent de 7000 terrains de football a été ratiboisé.
Dans le nord de l’Inde, début juin, les populations suffoquaient sous des températures caniculaires, stimulées par la pollution.
Le 7 juin, peu avant les migrations estivales, le WWF révélait que la Méditerranée s’abîme sous les déchets et rumine chaque année 600’000 tonnes de plastiques, l’équivalent de 34’000 bouteilles jetées chaque minute. Les cyanobactéries qui produisent 5 à 10 % de notre oxygène agonisent.
Comment ne pas songer encore à cette sommation, en mai, de laPlateforme intergouvernementale sur la biodiversité qui soutient qu’un million d’espèces animales et végétales vont disparaître à court et moyen terme en raison des activités humaines ?
Las ! Pourtant dans le même temps…
En Italie, les 40 bateaux de pêche de San Benedetto del Tronto, sur l’Adriatique, ont renoncé à rejeter en mer les déchets moissonnés dans leurs filets. Ils les débarquent pour recyclage.
Depuis le 1er juin, la province touristique de Hurghada en Egypte a banni totalement le plastique à usage unique.
En Thaïlande, une gamine de 11 ans, Lilly se bat seule contre l’usage du plastique jetable. Elle assiège les autorités et fait le buzz sur les réseaux sociaux. Grâce à elle, des commerces viennent de renoncer à la gratuité des sacs jetables.
Dans un registre moins spontané, l’Allemagne a inauguré en mai, près de Francfort, une autoroute électrique pour poids-lourds. Equipés par Siemens, 10 km ont été munis de caténaires auxquelles peuvent se connecter les camions hybrides. Le Bade-Wurtemberg va suivre… Et tant pis si une part substantielle de l’électricité allemande reste encore fille du charbon !
En Grèce, où la production électrique repose sur le fossile, l’île d’Ikaria a lancé en juin une centrale «verte» interconnectant la production de trois éoliennes et celle d’un petit barrage hydroélectrique. Elle va couvrir l’essentiel des besoins des 8000 insulaires. Le dispositif, second de ce type en Europe, a couté 50 millions d’euros; d’autres îles vont adopter ce modèle.
Toujours au pays d’Homère, une société autoroutière a pris à sa charge la sauvegarde… de quatre espèces de chauves-souris menacées d’extinction.
Anecdotique ?
Ces exemples hétéroclites nous montrent que devant l’engluement de la volonté de nombre d’Etats ou le scepticisme, voire le refus de certains gouvernements à agir pour la planète, la «résistance» s’installe. Elle est le fait de collectivités locales ou régionales, d’entreprises innovantes ou engagées, souvent des PME, de groupes de chercheurs ou d’individus pour qui la résignation n’est pas une option.
Ils nous disent que pour se dresser contre le bouleversement climatique et la détresse de l’environnement, il suffit parfois simplement de planter un arbre…
Au propre comme au figuré !
 
Par Georges Pop


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