25 Juin 2012  |  Flash
Publié dans La Revue POLYTECHNIQUE 06/2012

La publication savante en crise

Dans une grande partie du monde, les pays soutiennent la recherche par les fonds publics. Quand les chercheurs publient leurs résultats dans les journaux et revues scientifiques, ils le font gratuitement. Souvent, il est exigé que les droits sur leurs articles soient cédés. Par la suite, les éditeurs vendent leurs revues à prix d’or à des bibliothèques, par exemple… financées en grandes parties par les fonds publics ! On se retrouve donc dans une boucle sans fin où l’argent du brave contribuable paie la production de la recherche et surtout l’accès à la recherche pendant que les éditeurs tirent des profits de 30 à 45 % de cette judicieuse opération. Depuis plusieurs mois, plus de 11’000 chercheurs à travers le monde ont exprimé leur mécontentement au moyen d’une pétition invitant au boycott de la maison Elsevier. Ce géant de l’édition de littérature scientifique a réalisé des profits de plus de 1,1 milliard de dollars en 2011.
Actuellement, il est possible de constater un libre accès à cette littérature, qui est en quelque sorte un système parallèle à celle de l’édition savante classique. En effet, avec l’arrivée d’Internet, il y a eu une mise à disposition gratuite, permettant ainsi à tout un chacun de lire, imprimer, transmettre, copier, télécharger et surtout faire des liens vers les textes intégraux de ces articles. Malheureusement, les grandes maisons d’éditions reprennent ce concept de libre échange selon leurs principes. Elles facturent, par exemple, jusqu’à 5000 dollars aux auteurs afin qu’ils puissent profiter du libre accès. De plus, les résultats d’une étude canadienne démontrent qu’à moyen terme, la revue comme principal lieu de diffusion des connaissances ne ferra que baisser. L’argent n’est qu’une des entraves à ce libre accès et le serpent se mort la queue. Mais, il faut retenir que le réel pouvoir est entre les mains des chercheurs. En effet, ils peuvent, un jour, décider que les modèles actuels offerts par les éditeurs ne leur conviennent plus et ils trouveront sans doute d’autres alternatives.


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