30 Août 2012  |  Rétrospective
Publié dans La Revue POLYTECHNIQUE 06/2012

Rétrospective (6-7/2012) - La Revue en 1942

Le prix d’un éclair
L’électricité atmosphérique qui, cette année, semble particulièrement «en forme», nous a valu maints violents orages dont nous nous serions passés d’autant plus volontiers qu’ils engendrent souvent la grêle et dévastent nos cultures. Aussi, à en juger par la luminosité des éclairs et le fracas des coups de tonnerre, est-on tenté d’évaluer à d’énormes quantités l’énergie produite par un nuage électrisé.
(…)
La puissance d’un éclair est formidable. Elle n’est pas d’un quart de kilowatt, comme celle de notre fer à repasser, mais de l’ordre de 15 milliards de kilowatts. En revanche, sa durée réelle est extrêmement courte: elle n’est plus de deux heures, mais d’un millième de seconde. Multiplions 15 milliards de kilowatts par 1 millionième de seconde et nous obtenons à peu près… 4 kilowattheures!
En d’autres termes, l’énergie dégagée par un éclair servirait tout juste à cuire pendant une journée les trois repas d’une famille de cinq personnes. Et, à 8 centimes le kilowattheure, qui est en général le tarif de cuisson, le prix d’un coup de foudre est par conséquent d’environ 32 centimes! Beaucoup de bruit pour rien!

Ne fabriquez jamais une lampe baladeuse
La fréquence des accidents provoqués par les lampes baladeuses oblige, une fois de plus, à attirer l’attention sur les dangers du bricolage. Quatre électrocutions en quinze jours survenues récemment avec des lampes défectueuses sont une nouvelle confirmation du péril que recèlent les installations électriques provisoires exécutées par des personnes incompétentes et souvent, par-dessus le marché, avec des matériaux de mauvais qualité.
Malgré de nombreuses mises en garde, tout le monde n’a pas encore compris qu’une lampe baladeuse «de fortune» est un appareil extrêmement dangereux. Aussi n’est-ce pas sans raison que les prescriptions relatives aux installations électriques intérieures les prohibent formellement.
(…)
On ne serait être plus catégorique et l’on a raison, car si le courant est invisible, le péril n’existe pas moins. On croit parfois que la tension des installations d’éclairage est inoffensive. Or, sur les quatre accidents signalés au début, trois furent provoqués par la tension la plus répandue en Suisse, soit 220 volts et le quatrième par une tension de 125 volts seulement. C’est donc bien la preuve que cette opinion est erronée.
De même que l’homme du métier est seul qualifié pour modifier ou réparer une installation et un appareil électriques, il faut laisser aux fabricants éprouvés le soin de construire les lampes baladeuses et n’employer que celles-la, c’est-à-dire celles que l’on se procure chez les installateurs-électriciens accrédités auprès des services d’électricité. Ce sont les seuls modèles qui présentent toutes les garanties voulues et il importe de se rappeler que, dans ce domaine davantage encore que d’autres, le bricolage peut avoir des conséquences mortelles.


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