25 Février 2020  |  Atomes
Publié dans La Revue POLYTECHNIQUE 02/2020

Atomes (2/2020)

Le radon est le dernier élément naturel de la colonne des gaz rares du tableau de périodique.
C’est en 1899 que Pierre et Marie Curie observèrent que le gaz émis par le radium restait radioactif pendant plusieurs jours. Et un an plus tard, Friedrich Ernst Dorn découvrit le radon. Avec une masse volumique de 9,73 kg/m3 – huit fois la densité de l’air –, c’est le plus lourd des gaz rares. Son point d’ébullition est de -61,7 °C et son point de fusion de -73 °C.
Le radon possède 35 isotopes, tous radioactifs, mais seuls quatre d’entre eux existent dans la nature, à l’état de traces. Le plus stable, qui fait partie de la chaîne de désintégration de l’uranium 238, est le radon 222 (222Rn), dont la demi-vie est de 3,823 jours. Ses produits de fission sont le polonium et le plomb, deux éléments hautement toxiques. Son activité massique (nombre de désintégrations par unité de temps et unité de masse) est de 5,73 x 1015 Bq/g. Avec ses 86 protons et 136 neutrons, le 222Rn représente la quasi-totalité du radon naturel.
À température et pression standard, le radon est incolore et inodore. À l’état condensé, il dégage des radiations intenses, d’où sa luminosité. En fait, l’essentiel de la radioactivité de l’atmosphère terrestre n’est dû qu’à quelques dizaines de grammes de radon, cette faible teneur résultant de sa rapide décroissance radioactive. Il se régénère toutefois de manière permanente par un flux libéré par les roches, les mines d’uranium et de charbon notamment.
Le radon étant un gaz inerte, il n’a que de très rares composés chimiques. On ne connaît que le fluorure de radon, ainsi que certains clathrates, des composés formés de molécules en forme de cage emprisonnant d’autres molécules.
Le radon est présent dans toutes les régions, principalement dans les roches uranifères, granitiques et volcaniques, mais on le trouve également dans les terrains calcaires. Émetteur de rayons alpha, il est la principale source d’exposition naturelle de la population aux rayonnements ionisants. Bien que chimiquement neutre, le radon est cancérigène pour les populations exposées, les mineurs en particulier. Selon l’Organisation mondiale de la santé, l’exposition au radon est la deuxième cause de cancer du poumon après le tabagisme.
En raison de ses caractéristiques géologiques, la Suisse est particulièrement concernée par le problème du radon, qui fait 200 à 300 victimes chaque année. Toutes les communes ont été classées selon leur risque d’exposition, une carte étant disponible dans le géocatalogue de Swisstopo. La stratégie actuelle pour la protection contre le radon est décrite dans le plan d’action 2012-2020 de la Confédération.
 


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