08 Septembre 2016  |  Télécommunications
Publié dans La Revue POLYTECHNIQUE 06/2016

L’utilisation de la seconde intercalaire dans le temps universel coordonné

La Conférence mondiale des radiocommunications de l’UIT, réunie à Genève du 2 au 27 novembre, a décidé qu’il était nécessaire d’étudier plus avant les incidences et les applications d’une future échelle de temps de référence, notamment en ce qui concerne la modification du temps universel coordonné (UTC) et la suppression de la seconde intercalaire.

La Conférence mondiale des radiocommunications (CMR‑15) de l’Union internationale de télécommunications (UIT) s’est tenue du 2 au 27 novembre 2015 au Centre international des conférences de Genève (CICG). Elle s’est penchée sur la modification du temps universel coordonné (UTC) et la suppression de la seconde intercalaire.
Les secondes intercalaires sont insérées de manière périodique afin de tenir compte des irrégularités de la rotation de la Terre par rapport au temps universel coordonné (UTC), qui sert actuellement de référence pour la mesure du temps. Elles permettent d’éviter que le temps UTC ne s’éloigne du temps solaire moyen (UT1).
 
Pourquoi supprimer la seconde intercalaire?
La dernière insertion en date d’une seconde intercalaire a eu lieu le 30 juin 2015 à 23:59:60 UTC. Le fait de supprimer la seconde intercalaire, comme cela a été proposé, aurait permis d’établir une échelle de temps de référence continue dans laquelle tous les systèmes de navigation électronique et systèmes informatisés modernes auraient pu fonctionner, évitant ainsi la nécessité de recourir à des systèmes de temps ad hoc spécialisés.
En vertu de la décision prise par la CMR-15, de nouvelles études doivent être menées sur les échelles de temps de référence existantes et celles qui pourraient être adoptées dans l’avenir, notamment en ce qui concerne leurs incidences et applications. Un rapport sera soumis à la Conférence mondiale des radiocommunications de 2023. D’ici là, l’échelle de temps UTC continuera de s’appliquer, conformément à la Recommandation UIT-R TF.460-6, et le Bureau international des poids et mesures (BIPM) continuera d’en assurer la maintenance.
 
Vers un resserrement des liens entre l’UIT et le BIPM
La CMR‑15 a appelle, en outre, à un resserrement des liens entre l’UIT et le Bureau international des poids et mesures (BIPM). L’UIT continuerait d’être responsable de la diffusion de signaux horaires à l’aide de systèmes de radiocommunication. Quant au BIPM, il continuerait d’être chargé d’établir et de maintenir la seconde du système international d’unités (SI) et d’assurer sa diffusion par l’intermédiaire de l’échelle de temps de référence.
Les études seront coordonnées par l’UIT, en coopération avec diverses organisations internationales, telles que l’Organisation maritime internationale (OMI), l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), la Conférence générale des poids et mesures (CGPM), le Comité international des poids et mesures (CIPM), le Bureau international des poids et mesures (BIPM), le Service international de la rotation terrestre et des systèmes de référence (IERS), l’Union géodésique et géophysique internationale (UGGI), l’Union radio-scientifique internationale (URSI), l’Organisation internationale de normalisation (ISO), l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et l’Union astronomique internationale (UAI).
 
Des signaux horaires d’une importance cruciale
«La société moderne a de plus en plus besoin d’une mesure précise du temps», a déclaré le Secrétaire général de l’UIT, Houlin Zhao. L’UIT a pour tâche de diffuser des signaux horaires qui revêtent une importance cruciale pour tous les secteurs de l’activité humaine. Ces signaux sont diffusés à l’aide de communications filaires, ainsi que par différents services de radiocommunication, qui comprennent à la fois des services spatiaux et des services de Terre.
«La coordination des signaux horaires à l’échelle mondiale est essentielle au bon fonctionnement et à la fiabilité des systèmes qui dépendent du temps», a déclaré François Rancy, directeur du Bureau des radiocommunications de l’UIT. L’UIT continuera de collaborer avec les organisations internationales, le secteur privé et les groupes d’utilisateurs, en vue de formuler des avis cohérents sur les échelles de temps de référence existantes et celles qui pourraient être adoptées dans l’avenir.
La Conférence mondiale des radiocommunications de 2023 examinera 
l’adoption d’une nouvelle échelle de temps de référence.
 
À propos de l’UIT
L’Union internationale de télécommunications est la principale institution des Nations Unies pour les technologies de l’information et de la communication; elle encourage l’innovation dans le secteur des TIC, aux côtés des 193 Etats membres et plus de 700 entités du secteur privé et institutions universitaires qui la composent. Fondée en 1865, elle célèbre en 2015 son 150e anniversaire en tant qu’organisation intergouvernementale chargée de coordonner l’utilisation en partage du spectre des fréquences radioélectriques au niveau mondial, d’encourager la coopération internationale en attribuant des orbites de satellite, de renforcer l’infrastructure des communications dans les pays en développement et de définir des normes mondiales qui garantissent la parfaite interconnexion de systèmes de communication très divers.
Qu’il s’agisse des réseaux large bande ou des technologies hertziennes de pointe, de la navigation aéronautique et maritime, de la radioastronomie, de l’observation des océans et de la surveillance de la Terre par satellite ou de la convergence entre téléphonie fixe et téléphonie mobile, de l’Internet ou des technologies de radiodiffusion, l’UIT s’engage à connecter le monde entier.
 
Union international des télécommunications (UIT)
1211 Genève
Tél. 022 730 51 11
 
Grace Petrin
Responsable des communications
Bureau des radiocommunications de l’UIT
Tél. 022 730 58 10/079 599 14 28
brpromo@itu.int


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