15 Juillet 2015  |  Énergie
Publié dans La Revue POLYTECHNIQUE 04/2015

Le verre à plein gaz

Depuis septembre 2013, les Services industriels de Lausanne alimentent en gaz naturel la verrerie Vetropack SA, à Saint-Prex, laquelle jusque ici utilisait le mazout. Moins de poussières fines et d’émissions de CO2 profitent dorénavant autant à l’entreprise qu’à l’environnement.

L’usine Vetropack, fondée en 1911 à Saint-Prex, est l’unique verrerie de Suisse. Elle produit environ un million d’emballages en verre par jour, notamment des bouteilles pour le vin et la bière, qui sont disponibles dans les couleurs vert, olive, feuilles mortes et cuvée. Entreprise familiale cotée en bourse, l’entreprise Vetropack s’est développée pour devenir un groupe international implanté dans plusieurs pays d’Europe.
 
Vetropack SA (Verrerie de Saint-Prex), à Saint-Prex (VD).
 
Production à chaud
Jusqu’à récemment, l’usine Vetropack fonctionnait au mazout lourd. A Saint-Prex, on utilise plus de 80  % de verre recyclé pour la production du verre, ce qui permet de diminuer les coûts et l’impact sur l’environnement. En plus du verre usagé, les matières premières du verre (sable, quartz, calcaire, soude, dolomite et feldspath), sont fondues jour et nuit sans interruption, toute l’année, dans un bassin de fusion à une température d’environ 1600°C. Des gouttes rougeoyantes, coupées de la masse de verre en fusion qui s’écoule en continu, sont d’abord soufflées ou pressées dans le moule ébaucheur, puis soufflées dans le moule finisseur où le récipient en verre prend sa forme définitive. Puis elles sont refroidies progressivement dans un four à recuire, ce qui permet d’éliminer les tensions dans la matière.
 
Sortie des bouteilles préformées.
 
Évolution des techniques de production
La fabrication du verre nécessitant de très grandes quantités d’énergie – anciennement environ 30 tonnes de mazout lourd par jour – Vetropack envisageait depuis plusieurs années de recourir à une autre source d’énergie. «Nous avions déjà réalisé des essais avec le gaz naturel; toutefois, en raison de la technique de l’époque, ceux-ci n’avaient pas été concluants», se souvient Philippe Clerc, directeur de la verrerie de Saint-Prex. Néanmoins, le mazout lourd avait l’avantage de pouvoir être stocké dans des citernes, ce qui permettait à l’entreprise vaudoise d’avoir une réserve stratégique en cas de crise ou pour s’adapter à l’évolution du marché.

Processus de formage des bouteilles.
Contrôle de la qualité du verre.
 
Nouvelle loi sur le CO2
Septembre 2013 a marqué un tournant: grâce à l’excellente collaboration avec les Services industriels de Lausanne, Vetropack a pu renoncer au mazout lourd et intégrer le gaz naturel à son système de production. Selon le directeur, trois facteurs ont fait pencher la balance en faveur de cette source énergétique. Tout d’abord, un aspect économique lié à l’ouverture du marché, puisqu’il est désormais possible d’acheter l’énergie sur les marchés européens selon les besoins. D’autre part, l’entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2013 de la nouvelle loi sur la taxe CO2a engendré une forte pression sur les coûts, selon les émissions. De plus, le gaz naturel a l’avantage de diminuer la quantité de poussières fines qui perturbaient le processus de production. Opter pour une énergie plus propre diminue donc les problèmes de nettoyage des canaux et, par conséquent, les frais d’entretien des installations de la verrerie.
 
Le verre – un produit de la nature
Pour la fabrication de ses bouteilles, Vetropack utilise à la fois les matières premières telles que le sable quartzique, le calcaire et la soude, mais également une quantité importante de verre recyclé, pouvant aller jusqu’à 90 % selon les couleurs. La température de fusion du verre est de 1580 °C. La capacité journalière d’un four d’une verrerie industrielle varie de 200 à 350 tonnes. Après le moulage, les bouteilles traversent un canal dans lequel la température est régulée de façon progressive afin d’éliminer toutes les tensions internes. Un traitement de surface est ensuite appliqué, permettant d’éviter les rayures, d’améliorer le transport des bouteilles sur les lignes de conditionnement et d’augmenter la résistance aux chocs. Comme matériau d’emballage, le verre s’est imposé avec succès grâce à ses caractéristiques uniques dans le secteur des boissons et des denrées alimentaires. Emballés sous verre, les produits conservent de façon optimale toutes leurs qualités de fraîcheur, de goût et d’arôme. Le verre est une barrière totalement hermétique qui protège de toutes influences extérieures et empêche le gaz carbonique de s’échapper. Par sa transparence, le verre met en valeur le contenu et représente une garantie de qualité auprès du consommateur.
 
Philippe Clerc, directeur de la verrerie de Saint-Prex.
«Au niveau du processus, c’est un très grand changement, car il touche le cœur de l’entreprise. Le four est régulé automatiquement par un système de commande informatisé. Ce système a donc dû être changé intégralement. Outre ces aspects techniques, le passage au gaz naturel physique a été relativement simple. Vetropack a modifié sa distribution de gaz et installé une station de détente des flux de gaz dans les brûleurs. Le passage au gaz naturel, en plus de présenter un avantage économique et logistique, diminue de manière significative les impacts environnementaux».
 
Source: «La Gazette» No. 3/4-2014
Périodique de gaz-naturel.ch
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Publié avec autorisation


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