19 Novembre 2013  |  Productique
Publié dans La Revue POLYTECHNIQUE 08/2013

L’avenir de l’impression

Malgré une forte tendance des lecteurs à se tourner vers les appareils électroniques, l’industrie de l’impression se porte bien, malgré le déclin de la presse et des autres publications imprimées en offset. De nouvelles techniques se développent et de nouvelles applications émergent, comme l’électronique imprimée et l’impression 3D, par exemple.

Depuis une dizaine d’années, les journaux prédisent leur propre mort, les lecteurs se tournant de plus en plus vers les appareils numériques pour prendre connaissance de l’actualité. Avec leur déclin, c’est toute l’industrie de l’impression offset qui pâtit. Mais si ce segment voit sa part se réduire, d’autres techniques d’impression se développent.
 
Une interprétation de la Jeune fille à la perle de Jan Vermeer.
 
«Le marché de l’impression reste très attractif», souligne Dario Porta, président de l’unité Coated Systems au sein de la société Trelleborg. «L’offset est menacée et en recul, mais les techniques d’impression numérique et flexographique connaissent une croissance qui avoisine les deux chiffres, année après année».
La flexographie utilise des supports souples en relief pour imprimer sur des surfaces en métal ou en plastique. Son essor résulte, en partie, de la hausse de la demande d’emballages alimentaires. «Certains pays émergents évoluent vers un mode de vie plus occidental, avec une réduction de la taille des foyers, explique Dario Porta. L’augmentation des monoménages entraîne la hausse du nombre de portions alimentaires à emballer. C’est un phénomène que l’on rencontre en Asie, mais aussi en Pologne, par exemple, où la quantité d’emballages croît à une vitesse sans précédent».
La croissance de l’impression numérique, elle, découle en partie de l’exigence d’un marketing plus ciblé. «Le grand atout du numérique, c’est de pouvoir faire des tirages personnalisés très réduits. Deux cents exemplaires avec un contenu individualisé, c’est possible avec le numérique, contrairement à l’offset». Même si l’offset, technique, qui consiste à reporter le dessin encré de la plaque au blanchet de caoutchouc puis au papier, est en déclin, ce ne sont pas les opportunités qui manquent. Pour preuve, l’investisseur Warren Buffett a récemment acquis 63 titres de journaux, en déclarant qu’il y avait là des ressources inexploitées.
 
Un manchon d’impression Vulcan.
 
Le souci de l’environnement pousse à la réduction de l’usage des solvants dans les emballages alimentaires et Dario Porta y voit une tendance croissante: «A terme, ils devront être totalement dépourvus de solvants». La société Trelleborg propose déjà des produits à faible teneur en solvants pour l’offset, conformes à la réglementation alimentaire, et annonce une production en offset sans solvants d’ici 2014. «En flexographie, nous sommes prêts pour la future réglementation, car le processus est déjà entièrement sans solvants», ajoute Dario Porta.
Les imprimeries sont confrontées à des difficultés sur plusieurs fronts. La société Trelleborg peut les aider à les surmonter. «Le blanchet ne représente que 0,4 % de leurs coûts, mais il a un impact énorme sur le fonctionnement de la presse. Nous pouvons réduire la consommation énergétique de 20 % et diminuer le gaspillage de manière significative».
 
 
Un bon livre
Il y a peu de choses plus agréables que de se détendre en lisant un livre. Curieusement, il faudra attendre le tiers du 20e siècle pour que ce plaisir se démocratise.
L’impression est née sous la civilisation mésopotamienne autour de 3000 avant notre ère. Des sceaux cylindriques étaient alors utilisés pour graver des dessins sur des tablettes en argile. Ce n’est qu’en 1440 que l’Allemand Johannes Gutenberg invente la presse à imprimer. S’ensuit alors une véritable explosion d’imprimeries à travers l’Europe. A la fin du 15e siècle, 20 millions de livres avaient été imprimés par une industrie encore toute jeune.
La révolution suivante se produit au milieu du 19e siècle avec la mécanisation des presses au moyen de machines à vapeur et le remplacement du plateau par des cylindres rotatifs. Avec ces presses d’un genre nouveau, il est désormais possible de reproduire une feuille en plusieurs millions d’exemplaires en un seul jour.
Et pourtant, le livre reste un produit relativement cher pour la classe ouvrière jusque dans les années 1930. Avec l’augmentation de l’alphabétisation et l’arrivée des livres de poche, savourer un bon livre est enfin à la portée de tous.
 
Pendant ce temps, l’impression trouve des expressions de plus en plus diverses. Tim Claypole, professeur à l’université de Swansea, au pays de Galles, est un spécialiste de l’électronique imprimée, une technique de fabrication de composants au moyen de procédés d’impression traditionnels. Il explique: «Ce peuvent être des capteurs, des éléments de sécurité ou encore des voyants lumineux. Le public découvre seulement maintenant que des chercheurs sont capables de fabriquer ce genre de composants, un ou deux à la fois. Nous travaillons actuellement à la transition vers la production de plusieurs milliers d’unités simultanément. Des recherches passionnantes ont également lieu dans le domaine des applications biologiques. Nous cherchons à mettre au point des capteurs capables de détecter des carences en minéraux ou en vitamines, par exemple». Dans 10 à 20 ans», explique Tim Claypole. «On pourra fabriquer des parties du corps humain par un procédé d’impression. Dans un premier temps, nous allons étudier comment déposer le collagène pour en faire une structure sur laquelle faire croître les cellules du patient».
L’industrie de l’impression traverse une grande période de changement, mais, insiste Dario Porta, la société Trelleborg s’adapte: «De fournisseur presque 100 % offset, nous sommes en train de nous transformer en fournisseur offset/numérique/flexo».
 

L’art de l’impression s’expose à la Drupa
Étant donné le rôle pionnier de l’Allemagne dans le développement de l’impression, quoi de plus logique que la tenue du plus grand salon mondial de l’imprimerie et des médias dans le pays même où la presse à imprimer a été inventée. Appelé Drupa, l’événement international se tient à Düsseldorf tous les quatre ans.
La société Trelleborg, qui est l’un des fabricants leaders de blanchets, a profité de l’édition 2012 pour lancer une série de produits et de services. Parmi eux, un guide complet de l’emballage (Packaging Guide) pour les gammes Rollin et Vulcan, ainsi que la nouvelle génération de manchons d’impression Vulcan Synthesis Evo.
Dans son institut Contemporary Print, cette société présentait aux visiteurs plusieurs œuvres d’art illustrant les possibilités de l’imprimerie moderne. L’un des volets de ce projet, The Masters Collection, mettait en scène des interprétations modernes de quelques-uns des chefs d’œuvre mondiaux les plus célèbres, dont La cène de Léonard de Vinci et Guernica de Pablo Picasso.
Ce sont des blanchets de la société Trelleborg qui ont permis de reproduire ces œuvres et d’autres sur différentes surfaces, en plastique et en carton notamment, dont une en 3D. Les amateurs ont été invités à enchérir et les fonds ainsi recueillis ont été intégralement versés à des œuvres caritatives.
Les visiteurs de cet institut ont également pu découvrir une immense mosaïque. Des photographes tiraient le portrait des passants et leurs photos étaient ensuite assemblées en une mosaïque reproduisant le plus célèbre fragment des fresques de Michel-Ange dans la chapelle Sixtine.
Ce projet interactif est à découvrir sur le lien Internet: http://trelleborgicp.com.
 

Trelleborg AB
SE-231 22 Trelleborg
Tél: +46 410 670 00
www.trelleborg.com


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