05 Avril 2019  |  Formation
Publié dans La Revue POLYTECHNIQUE 02/2019

1969-2019, la trajectoire à succès de l’EPFL

Née en 1853 d’une initiative privée, l’École spéciale de Lausanne, devenue en 1946 l’École polytechnique de l’Université de Lausanne (EPUL) a acquis son statut fédéral il y a un demi-siècle.

Quand Maurice Cosandey prend la direction de l’École polytechnique de l’Université de Lausanne (EPUL), le 1er avril 1963, il annonce un objectif: «Faire de cette école cantonale une école polytechnique fédérale». Six ans plus tard, l’EPUL devient l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), la deuxième du pays après celle de Zurich.
Bien que son histoire remonte au milieu du XIXe siècle, l’EPFL fête ses 50 ans de fédéralisme en 2019. C’est l’occasion de regarder dans le rétroviseur et de constater que tout a changé et... rien n’a changé.
Dès sa création en 1853, les cinq fondateurs de «l’École spéciale de Lausanne» ont pour ambition l’excellence et le rayonnement au-delà de la capitale vaudoise. Ils souhaitent «former en Suisse de bons ingénieurs». Les enfants de la deuxième révolution industrielle, qui a vu naître l’électricité et la chimie, étaient jusque-là obligés de fréquenter les grandes écoles françaises ou allemandes. Les premiers diplômes ont été décernes en 1855.
 
Une vielle idée
«On voyait que tout le monde avait besoin de laboratoires nouveaux, d’équipements techniques. Je me disais que si on ne devenait pas une école fédérale, on n’aurait jamais les moyens d’être compétitif»,déclarait Maurice Cosandey. L’École avait déjà, en 1934, tenté d’obtenir des crédits de la Confédération. Refusés. Avec le conseiller d’État Jean-Pierre Pradervand, Maurice Cosandey retente le coup à Berne. Au Schweizerhof, ils exposent leur projet au conseiller fédéral Hans Peter Tschudi. «Je vais vous appuyer dans cette demande en raison de l’excellence de votre école», conclut le chef du Département fédéral de l’intérieur.»
 
Un instant historique
En 1968, les deux chambres du Parlement acceptent à l’unanimité la création d’une seconde EPF. La même année, les députés vaudois avalisent la décision à l’unanimité. «C’est plutôt un sentiment de fierté qui nous habite en cet instant historique (...) Car même si elle n’est plus strictement vaudoise, l’EPFL – c’est son nouveau sigle – reste à Lausanne.
«Le «Poly» a été l’un des éléments déterminants dans le développement de l’agglomération zurichoise; il serait étonnant qu’il n’en aille pas de même pour la région lausannoise», commentait La Gazette de Lausanne du 8 mai 1968. L’EPFL naît officiellement le 1er janvier 1969. Le statut fédéral entraîne l’agrandissement, la construction de bâtiments et le déménagement progressif de l’enseignement à Ecublens. Chaque président ajoute sa pierre à l’édifice.
Devenue polytechnique en 1946 avec l’arrivée de l’architecture, l’École ne se cantonne déjà plus à la formation des ingénieurs. S’ajouteront l’informatique, la microtechnique, les systèmes de communications, les sciences de la vie et deux collèges. Parallèlement, l’EPFL ancre son assise en Suisse romande avec la création de sites à Genève, Fribourg, Neuchâtel et en Valais.
En plongeant dans les archives, on se rend compte que la plupart des préoccupations d’aujourd’hui ont toujours été présentes: place des femmes, responsabilité sociale de l’ingénieur, éthique, positionnement par rapport à l’ETHZ, relations avec l’industrie, financements public et privé, coopération, recherche fondamentale, intégration dans le tissu local…
Tout change, rien ne change. Au fil de ses cinq appellations et de ses seize présidents, l’École poursuit de façon exponentielle ses ambitions originelles d’excellence et de rayonnement.
 
Source: Anne-Muriel Brouet, EPFL Magazine
 
De l’École spéciale de Lausanne à l’EPFL
1853:  École spéciale de Lausanne
1869:  Faculté technique de l’Académie de Lausanne (ancêtre de l’Université de Lausanne)
1890:  École d’ingénieurs de l’Université de Lausanne
1946:  École polytechnique de l’Université de Lausanne
1969:  École polytechnique fédérale de Lausanne


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