09 Octobre 2017  |  Recherche et développement
Publié dans La Revue POLYTECHNIQUE 08/2017

Compétitifs grâce à l’innovation

La rentabilité des entreprises de l’industrie suisse des machines, des équipements électriques et des métaux (industrie MEM) reste insatisfaisante. Ce sont principalement les innovations qui permettront de générer des marges suffisantes. En coopération avec la Haute école spécialisée du nord-ouest de la Suisse, Swissmem a effectué une étude sur les facteurs de succès de l’innovation dans la branche MEM.

Les résultats de l’étude effectuée par Swissmem sur les facteurs de succès de l’innovation dans l’industrie suisse des machines, des équipements électriques et des métaux (industrie MEM), montrent que les entreprises très innovantes suivent une stratégie claire, axée sur le long terme. De plus, outre une culture d’entreprise favorisant l’innovation, des activités d’innovation dans l’entreprise ainsi que des coopérations ciblées sont déterminantes pour le succès.
Pour bien des entreprises, la situation économique dans l’industrie MEM reste tendue. C’est notamment la rentabilité qui reste insatisfaisante pour nombre d’entre elles. Pas moins de 23 % des entreprises MEM ont bouclé le dernier exercice avec une perte au niveau du bénéfice avant intérêts et impôts (BAII ou EBIT). Pourtant, des marges bénéficiaires sont d’une importance vitale. Pour les entreprises produisant en Suisse, ce n’est que grâce à elles qu’elles pourront investir dans l’avenir et ce sont surtout les innovations qui leur permettront de retrouver une rentabilité suffisante.
Le rapport «Recherche et innovation en Suisse en 2016» du Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) confirme que les entreprises MEM suisses innovent avec succès. Pour obtenir des informations détaillées sur les facteurs de succès de l’innovation, ainsi que sur les possibilités d’amélioration, Swissmem a effectué un sondage auprès de ses entreprises membres en collaboration avec la Haute école spécialisée du nord-ouest de la Suisse (FHNW).
 
Source: www.mecanique-europrecis.
 
 
La branche MEM est très innovante
Les entreprises de la branche MEM engagées dans la construction de machines, le secteur de l’électricité et de l’électronique introduisent des produits novateurs sur le marché, nettement plus fréquemment que d’autres. En revanche, les entreprises actives dans la métallurgie ont bien plus de succès au niveau de l’innovation des procédés. Le nombre d’innovations dépend de la taille de l’entreprise. Plus l’entreprise est grande, plus le nombre d’innovations est élevé. Entre 2014 et 2016, six PME sur dix, dont le chiffre d’affaires est inférieur à 5 millions de francs, ont introduit des nouveaux produits. Pour les entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse 50 millions de francs, plus de 90 % d’entre elles ont introduit des innovations sur le marché.
La recherche et le développement (R&D) au sein de l’entreprise reste la principale source d’idées pour de nouveaux produits. Les entreprises innovantes au niveau des produits occupent nettement plus de personnes dans la division R&D, que les entreprises peu innovantes, ce qui ne constitue pas une surprise. Une autre source d’idées importante est constituée par les cadres supérieurs, les personnes engagées dans le marketing, la vente et la gestion des produits, ainsi que les clients.
 
Stratégie et culture de l’entreprise sont des facteurs décisifs
L’étude de la FHNW montre clairement que les innovations ne sont pas le pur produit du hasard. Une stratégie d’innovation clairement définie et une planification à long terme des activités d’innovation sont en corrélation aussi bien avec l’innovation au niveau des produits, qu’avec celle au niveau des procédés. Plus la direction est capable de créer un environnement favorable à l’innovation, plus l’implication des collaborateurs en faveur de la stratégie d’innovation de l’entreprise est grande, plus elles réussissent à introduire des innovations dans leur entreprise et sur le marché.
Afin que cette implication en faveur de l’innovation porte des fruits, il est nécessaire de définir des processus de travail axés sur la coopération, qui doivent être accompagnés par un système de contrôle effectif, créant de la transparence et apportant l’assurance que les objectifs et l’utilité des activités d’innovation soient atteints. Le succès de l’innovation dépend donc d’un bon équilibre entre la liberté d’action pour les collaborateurs et une direction rigoureuse. Les entreprises qui y parviennent se distinguent par une capacité d’innovation bien plus élevée.
 
Les coopérations d’innovation sont d’une grande importance
Les entreprises qui coopèrent avec des tiers doublent leurs chances d’innovation par rapport à celles qui ne le font pas. Entre 2014 et 2016, pratiquement 50 % des entreprises membres de Swissmem interrogées ont participé à des activités de coopération en matière d’innovation. Ce taux est comparable à celui d’autres branches. Selon l’enquête, les coopérations les plus fréquentes ont lieu avec des clients, suivies des hautes écoles, des instituts de recherche et développement et des fournisseurs.
Le manque de ressources financières ou en personnel constitue le principal obstacle à la coopération. Pour 23 % des entreprises c’est un problème et 45 % en souffrent. La taille de l’entreprise joue également un rôle. Plus l’entreprise est petite, plus le problème des ressources représente un obstacle à des coopérations.
 
Une culture d’entreprise favorisant l’innovation.
Source: http://aerodyne-cachan.blogspot.ch
 
 
Recommandations aux entreprises
En résumé, les résultats de l’enquête permettent de formuler les recommandations suivantes:
  • Il vaut la peine d’investir dans ses propres activités de R&D. L’environnement actuel met clairement en évidence le fait que les innovations permanentes sont indispensables. Les entreprises innovantes ont plus de réussite. Pour cela, l’entreprise doit résolument investir dans des ressources en personnel et financières.
  • Il vaut la peine de créer un environnement favorable à l’innovation. Celui qui veut innover doit intégrer l’innovation dans sa stratégie commerciale et promouvoir un climat de travail encourageant l’innovation. Les entreprises très innovantes établissent un bon équilibre entre la liberté d’action des collaborateurs et une direction rigoureuse.
  • Il vaut la peine de trouver des partenaires de coopération adéquats. Quelque 50 % des entreprises MEM n’établissent pas de coopérations pour les activités d’innovation.
 
Cependant, l’expérience montre que les coopérations confèrent à l’entreprise de meilleures solutions, des délais plus courts pour la commercialisation et des coûts généraux moins élevés, ainsi que des nouvelles compétences. Dans ce domaine, la branche MEM dispose encore d’un important potentiel d’amélioration.
 
Soutien aux entreprises membres de Swissmem
Pour ses entreprises membres, Swissmem engage des «coaches» en matière d’innovation, qui disposent d’une longue expérience dans la gestion de la R&D dans l’industrie. Ils connaissent aussi bien les besoins des entreprises que les activités dans les hautes écoles. De plus, ils sont familiarisés avec les possibilités de financement des agences d’encouragement nationales et internationales. Ils évaluent avec les entreprises les besoins en matière d’innovation et proposent des solutions ainsi que des possibilités de coopération.
 
Swissmem – Suisse romande
1006 Lausanne
Tél. 021 613 35 85
www.swissmem.ch


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