28 Mars 2013
Publié dans Revue Internationale de CRIMINOLOGIE et de POLICE Technique et Scientifique 01/2013

Styles d’attachement et comportements antisociaux chez des adolescents à Abidjan

par Hassan Guy Roger Tieffi

Résumé
La présente étude vise à montrer le lien entre les styles d’attachement et les comportements antisociaux chez les adolescents. Elle porte sur 53 adolescents déviants âgés de 12 à 18 ans. Les données sont recueillies au moyen d’entretiens semi-directifs réalisés individuellement avec ces adolescents. Les résultats obtenus indiquent que les proportions d’adolescents issus d’un attachement insécure sont significativement supérieures, aussi bien pour les rapports positifs aux comportements antisociaux que pour la récidive, à celles de leurs pairs qui présentent un style d’attachement sécure. Ainsi, comparativement à l’attachement sécure, l’attachement insécure est un facteur prédictif de l’investissement de l’adolescent dans les pratiques antisociales. D’où l’importance pour les parents d’accorder un intérêt aux premières relations affectives qu’ils nouent avec leurs enfants.
 
Summary
This study aims to show the link between attachment styles and antisocial behaviour among adolescents. It focuses on 53 deviant adolescents aged from 12 to 18 years old. Data are collected through semi-structured interviews conducted individually with these teenagers. The results show that the proportions of adolescents from an insecure attachment were significantly higher, for both the positive relationship with antisocial behaviour and for recidivism, than their peers who have a secure attachment style. Thus, compared to secure attachment, insecure attachment is a predictor of investment in the youth antisocial practices. Hence the importance for parents to grant an interest in the early emotional relationships they develop with their children.
 


25 Septembre 2019

Terrorismes et radicalisations à l’ère post-Daech

Daech tel qu’on l’a connu, n’existe plus. Son projet de création d’un nouveau califat à cheval sur la Syrie et l’Irak a échoué. L’essoufflement de la mobilisation djihadiste qui s’ensuivait en Europe permet de regarder en arrière, afin de mesurer l’ampleur de ce phénomène et de le mettre en perspective. Comment expliquer un tel engouement pour rejoindre un lointain théâtre de guerre?
Simultanément au déclin du terrorisme djihadiste, une nouvelle forme d’extrémisme a cependant refait surface. Depuis plusieurs années des tentatives d’attentats avec une signature extrême droite se sont multipliées dans un nombre croissant de pays européens. Un terreau fertile est exploité par des groupes, groupuscules et individus qui se présentent en avant-garde de ‘leur’ communauté en péril – tout comme leurs contreparties djihadistes le font.
25 Septembre 2019

Malaise dans les prisons françaises – Une éthique professionnelle en porte à faux face à la radicalisation

Les surveillants de prison, comme tous les professionnels travaillant de près ou de loin avec les détenus sont sollicités par leur hiérarchie pour détecter des signes de radicalisation – sans nécessairement avoir pris le temps de définir la notion. Ils sont, pour ainsi dire, sommés d’identifier les détenus en voie de radicalisation. Or les témoignages que nous avons recueillis dans le cadre de deux récentes recherches, indiquent que ces professionnels se sentent souvent démunis vis-à-vis de cette «commande venue d’en haut». Après avoir montré combien la notion de radicalisation peine à faire consensus également chez les scientifiques et présenté les démarches adoptées sur nos deux terrains d’enquête, nous voudrions ici rendre compte de ce malaise en prison qui visiblement met à mal l’éthique professionnelle de ces travailleurs qui continuent à penser faire le «sale boulot».
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