28 Mars 2013
Publié dans Revue Internationale de CRIMINOLOGIE et de POLICE Technique et Scientifique 01/2013

Styles d’attachement et comportements antisociaux chez des adolescents à Abidjan

par Hassan Guy Roger Tieffi

Résumé
La présente étude vise à montrer le lien entre les styles d’attachement et les comportements antisociaux chez les adolescents. Elle porte sur 53 adolescents déviants âgés de 12 à 18 ans. Les données sont recueillies au moyen d’entretiens semi-directifs réalisés individuellement avec ces adolescents. Les résultats obtenus indiquent que les proportions d’adolescents issus d’un attachement insécure sont significativement supérieures, aussi bien pour les rapports positifs aux comportements antisociaux que pour la récidive, à celles de leurs pairs qui présentent un style d’attachement sécure. Ainsi, comparativement à l’attachement sécure, l’attachement insécure est un facteur prédictif de l’investissement de l’adolescent dans les pratiques antisociales. D’où l’importance pour les parents d’accorder un intérêt aux premières relations affectives qu’ils nouent avec leurs enfants.
 
Summary
This study aims to show the link between attachment styles and antisocial behaviour among adolescents. It focuses on 53 deviant adolescents aged from 12 to 18 years old. Data are collected through semi-structured interviews conducted individually with these teenagers. The results show that the proportions of adolescents from an insecure attachment were significantly higher, for both the positive relationship with antisocial behaviour and for recidivism, than their peers who have a secure attachment style. Thus, compared to secure attachment, insecure attachment is a predictor of investment in the youth antisocial practices. Hence the importance for parents to grant an interest in the early emotional relationships they develop with their children.
 


30 Mars 2020

Cybercriminalité : Une réalité protéiforme mal définie

Depuis que les technologies de l’information existent, les réponses juridiques à leur utilisation abusive font légion. En effet, l’évolution de ces technologies demande sans cesse de nouvelles solutions juridiques. Cependant, à cause de leur incontrôlable mutation et de la spécialisation nécessaire à la compréhension de ces technologies, le droit a souvent été rapidement dépassé. Définir la cybercriminalité est extrêmement délicat, tant le phénomène se développe et apporte toujours davantage de faits qualifiés ensuite d’infraction par le droit. En outre, l’étendue de la cybercriminalité mène le droit à être applicable dans plusieurs domaines. Ainsi, le respect de la vie privée, de la vie professionnelle, du droit d’auteur, la liberté d’expression, la protection des biens immatériels des entreprises, etc. sont autant de domaines applicables à la cybercriminalité.
30 Mars 2020

« Motivé ? Satisfait ? Oui, mais à propos de quoi précisément ? » Justice restaurative : tentative d’une taxonomie des attentes et satisfactions des participants

La Justice restaurative (JR) est un modèle global de prise en considération des besoins d’expression des auteurs et victimes d’infraction. Il s’agit de rendre la liberté aux personnes concernées par une infraction de se rencontrer en toute sécurité. En France, la démarche est désormais dans la Loi et une circulaire interministérielle précise les applications in concreto. L’une des conditions sine qua none est le recueil du consentement des participants. C’est ce volontariat que nous questionnons ici, non d’un point de vue philosophique mais sous un angle psychologique : être volontaire ou consentant, c’est « attendre quoi » ? Nous établissons l’hypothèse qu’il existe une distribution d’attentes possibles. Pour mettre à l’épreuve notre hypothèse et obtenir des résultats, nous avons interrogé les participants à un programme de Justice restaurative sous la forme d’entretiens non directifs, puis classer et quantifier leurs attentes par dimensions thématisées. Nous avons ensuite procédé de même à la sortie du processus concernant les satisfactions engendrées par la mesure restaurative. Nous pensons que la connaissance de la structuration des attentes et satisfactions des participants pourrait aider le facilitateur dans le recueil initial des besoins des sujets.
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