28 Mars 2013
Publié dans Revue Internationale de CRIMINOLOGIE et de POLICE Technique et Scientifique 01/2013

Réserves à propos de la notion d’objectivité en lien avec l’incertitude et les probabilités rencontrées dans le procès pénal

par Alex Biedermann et Franco Taroni

Résumé
Cette contribution présente quelques conceptions de la notion dite “d’objectivité”, couramment rencontrées parmi les juristes et scientifiques, et les effets inopportuns de ces perceptions sur une vision cohérente de l’incertitude et sa gestion par les probabilités dans le procès pénal. En invoquant des positions formulées par des célèbres probabilistes du 20e siècle, mais occasionnellement négligées dans les discussions contemporaines, les auteurs argumentent ici en faveur d’une approche alternative, pragmatique et opérationnelle: la probabilité subjective.
 
Summary
This contribution presents some conceptions about the notion of objectivity, recurrently encountered among jurists and scientists, and the detrimental effects of these perceptions on a coherent view of uncertainty and its approach through probability in criminal proceedings. By invoking positions formulated by famous 20th century probabilists, but occassionally neglected in contemporary discussions, the authors here argue in support of an alternative, pragmatic and operationally feasible approach: subjective probability.
 


25 Septembre 2019

Malaise dans les prisons françaises – Une éthique professionnelle en porte à faux face à la radicalisation

Les surveillants de prison, comme tous les professionnels travaillant de près ou de loin avec les détenus sont sollicités par leur hiérarchie pour détecter des signes de radicalisation – sans nécessairement avoir pris le temps de définir la notion. Ils sont, pour ainsi dire, sommés d’identifier les détenus en voie de radicalisation. Or les témoignages que nous avons recueillis dans le cadre de deux récentes recherches, indiquent que ces professionnels se sentent souvent démunis vis-à-vis de cette «commande venue d’en haut». Après avoir montré combien la notion de radicalisation peine à faire consensus également chez les scientifiques et présenté les démarches adoptées sur nos deux terrains d’enquête, nous voudrions ici rendre compte de ce malaise en prison qui visiblement met à mal l’éthique professionnelle de ces travailleurs qui continuent à penser faire le «sale boulot».
25 Septembre 2019

Terrorismes et radicalisations à l’ère post-Daech

Daech tel qu’on l’a connu, n’existe plus. Son projet de création d’un nouveau califat à cheval sur la Syrie et l’Irak a échoué. L’essoufflement de la mobilisation djihadiste qui s’ensuivait en Europe permet de regarder en arrière, afin de mesurer l’ampleur de ce phénomène et de le mettre en perspective. Comment expliquer un tel engouement pour rejoindre un lointain théâtre de guerre?
Simultanément au déclin du terrorisme djihadiste, une nouvelle forme d’extrémisme a cependant refait surface. Depuis plusieurs années des tentatives d’attentats avec une signature extrême droite se sont multipliées dans un nombre croissant de pays européens. Un terreau fertile est exploité par des groupes, groupuscules et individus qui se présentent en avant-garde de ‘leur’ communauté en péril – tout comme leurs contreparties djihadistes le font.
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