21 Décembre 2012
Publié dans Revue Internationale de CRIMINOLOGIE et de POLICE Technique et Scientifique 04/2012

L’ADN, une preuve «objective»?

par Joëlle Vuille

Résumé
Les preuves scientifiques, et plus particulièrement l’ADN, sont souvent considérées par les juristes comme étant «objectives», c’est-à-dire à l’abri de toute interprétation. De nombreuses recherches menées dans le domaine de la psychologie suggèrent toutefois que l’être humain est influencé par la forme que prennent les résultats d’une analyse forensique, et que l’évaluation qu’il fait de la force probante d’un indice scientifique n’est pas constante. Le but du présent article est de rendre le lecteur attentif aux nombreux biais qui guettent son esprit lorsqu’il s’agit de raisonner dans ce domaine.
 
Summary
Lawyers often consider scientific evidence, and DNA in particular, to be «objective», and the results following from scientific analysis to be immune from any form of interpretation. Yet, many experiments conducted in the field of psychology suggest that the form in which scientific results are presented to a decision-maker influences the assessment of the evidence. The aim of the present contribution is to raise awareness as to the numerous cognitive biases that we face when we evaluate that type of evidence.
 


30 Mars 2020

Cybercriminalité : Une réalité protéiforme mal définie

Depuis que les technologies de l’information existent, les réponses juridiques à leur utilisation abusive font légion. En effet, l’évolution de ces technologies demande sans cesse de nouvelles solutions juridiques. Cependant, à cause de leur incontrôlable mutation et de la spécialisation nécessaire à la compréhension de ces technologies, le droit a souvent été rapidement dépassé. Définir la cybercriminalité est extrêmement délicat, tant le phénomène se développe et apporte toujours davantage de faits qualifiés ensuite d’infraction par le droit. En outre, l’étendue de la cybercriminalité mène le droit à être applicable dans plusieurs domaines. Ainsi, le respect de la vie privée, de la vie professionnelle, du droit d’auteur, la liberté d’expression, la protection des biens immatériels des entreprises, etc. sont autant de domaines applicables à la cybercriminalité.
30 Mars 2020

« Motivé ? Satisfait ? Oui, mais à propos de quoi précisément ? » Justice restaurative : tentative d’une taxonomie des attentes et satisfactions des participants

La Justice restaurative (JR) est un modèle global de prise en considération des besoins d’expression des auteurs et victimes d’infraction. Il s’agit de rendre la liberté aux personnes concernées par une infraction de se rencontrer en toute sécurité. En France, la démarche est désormais dans la Loi et une circulaire interministérielle précise les applications in concreto. L’une des conditions sine qua none est le recueil du consentement des participants. C’est ce volontariat que nous questionnons ici, non d’un point de vue philosophique mais sous un angle psychologique : être volontaire ou consentant, c’est « attendre quoi » ? Nous établissons l’hypothèse qu’il existe une distribution d’attentes possibles. Pour mettre à l’épreuve notre hypothèse et obtenir des résultats, nous avons interrogé les participants à un programme de Justice restaurative sous la forme d’entretiens non directifs, puis classer et quantifier leurs attentes par dimensions thématisées. Nous avons ensuite procédé de même à la sortie du processus concernant les satisfactions engendrées par la mesure restaurative. Nous pensons que la connaissance de la structuration des attentes et satisfactions des participants pourrait aider le facilitateur dans le recueil initial des besoins des sujets.
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