02 Mars 2020

Quels sont les profils types des auteurs et des victimes d’infractions?

Conférence par André Kuhn, professeur à l’Université de Neuchâtel, mardi 3 mars 2020 à 14:15

À la question de savoir quel est le profil type de l’auteur d’une infraction, on entend souvent répondre qu’il s’agit d’un jeune et/ou d’un étranger. Certains y ajouteront le sexe masculin et le niveau socioéconomique. Cette conférence tentera de mettre ces hypothèses à l’épreuve de la réalité et montrera que certains de ces facteurs influencent effectivement la criminalité alors que d’autres pas du tout. Une fois le profil type de l’auteur établi, nous en ferons de même pour celui de la victime, dont on dit aussi volontiers qu’il s’agit d’une femme d’un certain âge ou d’un jeune homme, alors que la réalité est tout autre.
 

Infos pratiques :
Dates : Mardi 3 mars 2020 – 14:15
Lieu : Aula du CIFOM  – Rue de la Serre 62 – 2300 La Chaux-de-Fonds
Site : Lien



30 Mars 2020

Perceptions et attitudes des analystes envers les logiciels de prédiction de la criminalité : le cas des polices cantonales romandes

Depuis la fin des années 90, on entend parler dans les milieux policiers et académiques d’un nouveau modèle de police, dit la police prédictive. Cette approche apparaît être plus populaire dans les pays anglo-saxons en comparaison aux pays d’Europe continentale. Ce travail tente d’identifier des raisons qui pourraient expliquer ce décalage en proposant une étude du contexte suisse-romand. Plus précisément, cet article fournit un aperçu des expériences, des perceptions et des attitudes à propos de l’utilisation de logiciels de prédiction de la criminalité dans les polices cantonales romandes. Les données ont été récoltées au travers de cinq entretiens semi-directifs avec des analystes criminels des polices cantonales de Fribourg, Genève, Jura, Neuchâtel et Vaud. Trois constats principaux se dessinent à l’analyse des résultats. Premièrement, les logiciels de prédiction ne sont pas utilisés dans les polices suisse-romandes et cela ne devrait pas évoluer. Deuxièmement, les répondants ne perçoivent pas ces logiciels comme étant fiables et valides, et par conséquent, ne voient pas de raison de les utiliser. Troisièmement, plusieurs risques liés à leur mise en œuvre sont identifiés par les répondants, le principal étant une peur de perte du jugement humain dans le processus analytique.
30 Mars 2020

Cybercriminalité : Une réalité protéiforme mal définie

Depuis que les technologies de l’information existent, les réponses juridiques à leur utilisation abusive font légion. En effet, l’évolution de ces technologies demande sans cesse de nouvelles solutions juridiques. Cependant, à cause de leur incontrôlable mutation et de la spécialisation nécessaire à la compréhension de ces technologies, le droit a souvent été rapidement dépassé. Définir la cybercriminalité est extrêmement délicat, tant le phénomène se développe et apporte toujours davantage de faits qualifiés ensuite d’infraction par le droit. En outre, l’étendue de la cybercriminalité mène le droit à être applicable dans plusieurs domaines. Ainsi, le respect de la vie privée, de la vie professionnelle, du droit d’auteur, la liberté d’expression, la protection des biens immatériels des entreprises, etc. sont autant de domaines applicables à la cybercriminalité.
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