25 Novembre 2019

Une récompense exceptionnelle pour un chercheur en sciences forensiques


Christophe Champod, professeur à l’Ecole des sciences criminelles (ESC) de l’Université de Lausanne, reçoit la médaille Douglas M. Lucas 2020, soit la distinction la plus prestigieuse au monde dans le domaine des sciences forensiques.

Décernée par l’Académie américaine des sciences forensiques (AAFS) et remise tous les trois ans seulement, cette médaille récompense l’exceptionnelle contribution internationale de Christophe Champod aux sciences forensiques et en particulier à l’interprétation de traces.
C’est à l’Ecole des sciences criminelles que Christophe Champod débute son parcours en 1986, comme étudiant de la première volée du Prof. Pierre Margot. Il y obtient en 1995 un Doctorat ès sciences forensiques et commence à y enseigner. De 1999 à 2003, il est engagé comme chercheur après du Home Office Forensic Science Service (FSS, UK) où il dirige le groupe de recherche sur l’interprétation. Il revient en Suisse en 2003 pour prendre un poste de professeur à l’ESC où il enseigne et mène une intense activité de recherche sur les méthodes d’identification. Christophe Champod est régulièrement appelé comme témoin expert dans le champ des traces et empreintes (digitales, de semelles, d’outils, etc.) mais aussi dans celui des analyses ADN sur les questions d’interprétation. Il est également actif comme auditeur technique dans les procédures d’accréditation permettant d’établir la conformité de laboratoires forensiques à la norme ISO 17025. Christophe Champod a reçu en 2015 un Distinguished ENFSI Scientist Award pour l'ensemble de sa contribution scientifique à la science forensique et en 2017 la Henry Medal de la Chartered Society of Forensic Sciences anglaise.
 
Christophe Champod, professeur à l’Ecole des sciences criminelles (ESC) de l’Université de Lausanne, Félix Imhof © UNIL
 

Cette nouvelle distinction souligne une fois de plus l’excellence de ses recherches, leur portée internationale et leur actualité qui relève selon lui de ses contacts avec les jeunes chercheuses et chercheurs qu’il suit dans leurs travaux de doctorat et du cadre favorable mis en place par l’ESC : « Cette reconnaissance est avant tout celle des travaux des recherches menés à l’UNIL avec mes collègues et avec des chercheuses et chercheurs en Suisse et à l’étranger. Ce sont les doctorants et doctorantes qui sont la force vive de cette recherche et de son futur. Grâce à leurs efforts nous aspirons à développer une discipline scientifique où les incertitudes sont quantifiées plutôt qu’une science forensique où l’on se remet à la seule parole de l’expert. »
C’est la deuxième fois qu’un membre de l’ESC reçoit cette prestigieuse médaille après le professeur Pierre Margot en 2011. Christophe Champod démontre une nouvelle fois le prestige international de l’Ecole de sciences criminelles de la Faculté de droit, des sciences criminelles et d’administration publique de l’Université de Lausanne et la qualité de ses chercheuses et chercheurs.

(SOURCES)


25 Septembre 2019

Terrorismes et radicalisations à l’ère post-Daech

Daech tel qu’on l’a connu, n’existe plus. Son projet de création d’un nouveau califat à cheval sur la Syrie et l’Irak a échoué. L’essoufflement de la mobilisation djihadiste qui s’ensuivait en Europe permet de regarder en arrière, afin de mesurer l’ampleur de ce phénomène et de le mettre en perspective. Comment expliquer un tel engouement pour rejoindre un lointain théâtre de guerre?
Simultanément au déclin du terrorisme djihadiste, une nouvelle forme d’extrémisme a cependant refait surface. Depuis plusieurs années des tentatives d’attentats avec une signature extrême droite se sont multipliées dans un nombre croissant de pays européens. Un terreau fertile est exploité par des groupes, groupuscules et individus qui se présentent en avant-garde de ‘leur’ communauté en péril – tout comme leurs contreparties djihadistes le font.
25 Septembre 2019

Évaluer les consommations de produits psychotropes en milieu festif: à la croisée des indicateurs

Traditionnellement, la consommation de produits psychotropes en milieu festif a été évaluée par le biais de sondages autoreportés ou d’entretiens, qui seront caractérisées de méthodes conventionnelles. Plus récemment, l’épidémiologie basée sur l’analyse des eaux usées (ou analyse des eaux usées), les laboratoires d’analyse de stupéfiants (drug checking) et l’analyse des urines contenues dans les toilettes portables ont été proposés. Cet article commence par une recherche de littérature concernant l’application de l’analyse des eaux usées en milieu festif. Le type d’information recueillie par l’analyse des eaux usées et le résultat obtenu sont notamment considérés. Ces problématiques sont ensuite systématiquement traitées dans le contexte des méthodes conventionnelles, des laboratoires d’analyse de stupéfiants et de l’analyse des urines contenues dans les toilettes portables, afin d’illustrer les convergences et divergences entre ces différents indicateurs. Ainsi, une convergence de l’ensemble des indicateurs concernant la nature des consommations de produits psychotropes en milieu festif a été mise en évidence. L’ensemble des indicateurs indique que les produits les plus consommés en milieu festif sont l’alcool, le tabac, le cannabis, la cocaïne, la MDMA et l’amphétamine. En outre, confronter les connaissances en matière de consommations de produits psychotropes en milieu festif permet d’évaluer dans quelle mesure l’analyse des eaux usées est complémentaire aux autres indicateurs existants. L’analyse des eaux usées permet de monitorer au cours du temps les consommations de produits psychotropes et d’en estimer les quantités consommées, au jour le jour, lors de diverses éditions d’un même évènement. Le but de cet article est ainsi de comprendre la contribution de l’analyse des eaux usées en milieu festif et enfin, de proposer une stratégie de son déploiement pour qu’elle fournisse une information utile sur la nature et l’ampleur des consommations de produits psychotropes, caractéristiques de ce milieu.
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