25 Septembre 2019
Publié dans Revue Internationale de CRIMINOLOGIE et de POLICE Technique et Scientifique 03/2019

Terrorismes et radicalisations à l’ère post-Daech

par Rik Coolsaet

Résumé
Daech tel qu’on l’a connu, n’existe plus. Son projet de création d’un nouveau califat à cheval sur la Syrie et l’Irak a échoué. L’essoufflement de la mobilisation djihadiste qui s’ensuivait en Europe permet de regarder en arrière, afin de mesurer l’ampleur de ce phénomène et de le mettre en perspective. Comment expliquer un tel engouement pour rejoindre un lointain théâtre de guerre?
Simultanément au déclin du terrorisme djihadiste, une nouvelle forme d’extrémisme a cependant refait surface. Depuis plusieurs années des tentatives d’attentats avec une signature extrême droite se sont multipliées dans un nombre croissant de pays européens. Un terreau fertile est exploité par des groupes, groupuscules et individus qui se présentent en avant-garde de ‘leur’ communauté en péril – tout comme leurs contreparties djihadistes le font.

Summary
Daesh as we knew it, no longer exists. Its project to create a new caliphate straddling Syria and Iraq failed. The subsequent slowdown in jihadist mobilization in Europe makes it possible to look back, in order to measure the extent of this phenomenon and put it into perspective. How can we explain the fever that pushed so many young Europeans to join a distant theatre of war?
Concurrently with the decline of the jihadist terrorism, however, a new form of extremism has resurfaced. Over the past few years, right-wing plots and terrorist attacks have multiplied in a growing number of European countries. A conducive environment is exploited by groups and individuals who present themselves as the vanguard of «their» community at risk - exactly as their jihadist counterparts do.


25 Septembre 2019

Malaise dans les prisons françaises – Une éthique professionnelle en porte à faux face à la radicalisation

Les surveillants de prison, comme tous les professionnels travaillant de près ou de loin avec les détenus sont sollicités par leur hiérarchie pour détecter des signes de radicalisation – sans nécessairement avoir pris le temps de définir la notion. Ils sont, pour ainsi dire, sommés d’identifier les détenus en voie de radicalisation. Or les témoignages que nous avons recueillis dans le cadre de deux récentes recherches, indiquent que ces professionnels se sentent souvent démunis vis-à-vis de cette «commande venue d’en haut». Après avoir montré combien la notion de radicalisation peine à faire consensus également chez les scientifiques et présenté les démarches adoptées sur nos deux terrains d’enquête, nous voudrions ici rendre compte de ce malaise en prison qui visiblement met à mal l’éthique professionnelle de ces travailleurs qui continuent à penser faire le «sale boulot».
25 Novembre 2019

Une récompense exceptionnelle pour un chercheur en sciences forensiques

Christophe Champod, professeur à l’Ecole des sciences criminelles (ESC) de l’Université de Lausanne, reçoit la médaille Douglas M. Lucas 2020, soit la distinction la plus prestigieuse au monde dans le domaine des sciences forensiques.
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