25 Septembre 2019
Publié dans Revue Internationale de CRIMINOLOGIE et de POLICE Technique et Scientifique 03/2019

Revue des études empiriques concernant la radicalisation et la justice

par Isabelle Detry, Benjamin Mine et Patrick Jeuniaux

Résumé
Cet article propose une revue de la littérature consacrée aux études empiriques examinant les rapports entre Radicalisation et Justice. Il en ressort que la perception des institutions policières et judiciaires, l’expérience vécue de leur action ou encore la confrontation régulière à ses représentants affecte(nt) les processus d’engagement.

Summary
This article presents a literature review of the empirical studies examining the relation between Radicalization and Justice. It appears that the perception of the police or the judicial authorities, the experience with their actions or also the regular confrontation with its members has an impact of the processes of engagement.


25 Juin 2020

Pratique restaurative et processus de désistance identitaire : le Programme de Parrainage de Désistance (PPD)

Cet article vise à décrire un programme correctionnel de parrainage d’auteurs d’infraction inspiré des cercles de soutien et de responsabilité. Ce programme offre aux infracteurs, alors « filleuls », un accompagnement par un « parrain », issu de la société civile. Cet accompagnement a pour objectif la désistance. Après avoir rappelées les modalités pratiques du programme, cet article présentera les liens avec le « processus » de désistance à partir des discours des participants ayant traversé le programme. Les analyses mettent en évidence un meilleur investissement des sphères de vie étayantes et protectrices (face à la récidive). Ces données sont mises en perspective avec les théories de criminologie positive questionnant l’identité du délinquant, théories que sont la Désistance, le Good Lives Model (GLM) et le Modèle de l’Identité Temporelle (TIM-E).
25 Juin 2020

Sécurité et liberté d’hier et d’aujourd’hui

La difficile question des rapports entre la sécurité et la liberté interpelle les criminologues, les criminalistes et les autres professionnels de la sécurité. Cet article tente une réconciliation entre ces deux finalités. Il commence par un examen de la nature de la sécurité et une énumération des principaux spécialistes et non-spécialistes de la sécurité privée, publique et informelle. Il poursuit par une définition de la liberté. Une troisième partie est consacrée aux idées de deux classiques de la liberté : John Stuart Mill et de Friedrich Hayek. Elle est suivie par une présentation de la situation des libertés économiques dans les démocraties libérales du XXIe siècle. La dernière partie répond à onze questions que nous nous posons aujourd’hui sur de la dialectique entre la sécurité et la liberté. Ces questions sont les suivantes.
Quelle est l’utilité sociale d’un juste milieu entre la sécurité et la liberté ?
Comment les démocraties libérales du XXIe siècle parviennent-elles à se gouverner sans trop brimer les libertés individuelles ?
Quand l’action de sécurité menace-t-elle la liberté et, à ce propos, quelles leçons se dégagent du funeste exemple des totalitarismes du XXe siècle ?
De nos jours, quel type de régime menace nos libertés ?
Pour quelles raisons les citoyens, et particulièrement les professionnels de la sécurité, doivent-ils rester vigilants à l’endroit des pouvoirs et des puissants ?
Les contre-pouvoirs sont-ils encore nécessaires à la liberté ?
Comment l’éparpillement actuel des organismes de sécurité privée et publique sert-il autant la liberté que la sécurité ?
Faut-il quelquefois sacrifier la liberté à la sécurité ?
Qu’elle est la meilleure solution ? Dissuader les délinquants ou les priver de la liberté de commettre une infraction ?
Pour quelles raisons les démocraties libérales, imposent-elles des limites à la liberté ?
Que penser des peines privatives de liberté ?
La croissance exponentielle des nouvelles technologies de surveillance porte-t-elle atteinte à nos libertés ?
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