24 Juin 2019
Publié dans Revue Internationale de CRIMINOLOGIE et de POLICE Technique et Scientifique 02/2019

Adéquation du matériel de référence dans l’expertise des écritures : Quelles sont les différences entre l’écriture à la peinture en spray et l’écriture au stylo d’une même personne ?

par Sandrine Cuany, Raymond Marquis, Céline Weyermann et Liv Cadola

Résumé
Dans un cas d’expertise d’écritures d’inscriptions murales à la peinture en spray, il se peut que le matériel de référence du suspect ne se présente que sous la forme d’écrits conventionnels, rédigés au moyen d’un stylo sur du papier. Cette étude vise donc à déterminer s’il est adéquat d’utiliser ce type de références pour réaliser l’expertise d’inscriptions murales. Pour cela, les caractéristiques de l’écriture de personnes qui écrivent verticalement au moyen de peinture en spray ont été comparées aux caractéristiques de leur écriture conventionnelle sur une surface horizontale au moyen d’un stylo à bille. Des inscriptions murales produites par 27 volontaires ont été analysées et comparées, respectivement, à leurs écrits produits au moyen d’un stylo. Des variations ont été observées dans l’espacement entre les lettres et entre les mots, l’inclinaison, la forme et le mode de formation des lettres, les liaisons, ainsi que pour les proportions mesurées sur les lettres «h», «p» et «y». Sur la base des résultats obtenus, les auteurs recommandent fortement d’utiliser du matériel de référence produit dans des conditions similaires afin de réaliser l’expertise.

Summary
A handwriting examiner may be asked to infer about the author of writings on a wall. This study aimed at determining whether conventional writings, using a pen on paper, might be compared to wall inscriptions. Thus, writing inscriptions produced by 27 volunteers were analysed and compared to their writings produced with a ballpoint pen. Significant variations were observed for some features, for example in the spacing between letters and words, slant, connections, shape and construction of some letters, as well as measured proportions of the letters “h”, “p” and “y”. The findings of this study lead the authors to strongly recommend using reference material produced in the same writing conditions to those of the questioned wall inscriptions.


24 Juin 2019

Les motivations des cybercriminels

Pour que le crime soit possible, divers facteurs doivent être présents, notamment le facteur motivationnel du cyberdélinquants. La motivation est l’élément principal à la base de ces occasions criminelles et est jugée comme étant un élément discriminatoire très utile pour comprendre la cybercriminalité. Effectivement, s’il n’y avait pas un mobile poussant un délinquant à agir, la criminalité n’existerait pas.
Tout comme la criminalité informatique, les motivations des cybercriminels sont multiformes. Le cybercriminel ne constitue pas une catégorie d’individus clairement définie et les motifs d’une attaque informatique sont aussi variés qu’il existe de types de cybercriminels. Les motivations qui poussent des individus à prendre illégalement le contrôle de systèmes informatiques appartenant à autrui sont diverses. Quelques uns sont motivés par le besoin de reconnaissance de soi et les autres sont motivés par la volonté d’accéder à une reconnaissance sociale. Mais, ces motivations des fraudeurs n’ont pu être suscitées qu’en raison de l’existence d’un environnement favorable à la délinquance informatique (1).
24 Juin 2019

Collecte de données post mortem en situation de crise par l’unité gendarmerie d’identification de victimes de catastrophe: intérêt du formulaire post mortem rapide «Quickscan»

Le 16 janvier 2016, l’attaque du Splendid Hôtel et du café-restaurant Cappuccino de Ouagadougou (Burkina-Faso), fait trente victimes dont deux ressortissants français et une ressortissante franco-marocaine (décédée des suites de ses blessures). Les trois assaillants ont été neutralisés. Un détachement de l’Unité Gendarmerie d’Identification de Victimes de Catastrophes (UGIVC-IRCGN) est projetée dès le lendemain des faits sur les lieux, à la demande du Ministère des Affaires Etrangères, afin de prêter assistance aux autorités Burkinabès.
Le travail de ce détachement pluridisciplinaire a permis de collecter, dans des conditions délicates (examen de corps), les données post-mortem de 15 victimes dès le 18 janvier 2016, de 12 autres victimes le 19 janvier 2016 et sur les corps des auteurs présumés le 20 janvier 2016.
Le présent article a pour objet d’évoquer une nouvelle utilisation et les développements du formulaire post mortem rapide ou «Quickscan form» pour ces examens de corps en conditions dégradés et de proposer des pistes d’amélioration.
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