24 Juin 2019
Publié dans Revue Internationale de CRIMINOLOGIE et de POLICE Technique et Scientifique 02/2019

Que faire des modèles de la désistance dans l’accompagnement des auteurs d’infraction ?

par Erwan Dieu

Résumé
L’accompagnement des auteurs d’infraction connait dans la francophonie de profonds changements avec l’intégration du modèle de prévention de la récidive et des pratiques d’intervention cognitivo-comportementale et motivationnelle. Pour les professionnels des pratiques d’intervention, les modèles de la désistance restent encore peu connus ou mobilisés dans l’accompagnement. Les modèles de la désistance tentent chacun de théoriser tant le maintien des comportements prosociaux chez un auteur d’infraction que la trajectoire non linéaire dans le temps de sortie de délinquance. Si les besoins primaires fondamentaux des auteurs d’infraction et les éléments positifs de leur vie semblent souvent secondaires vis-à-vis des facteurs de risque de récidive et des besoins criminogènes, des liens forts peuvent s’établir entre les besoins prioritaires des sujets, les facteurs de protection et la désistance afin de guider l’accompagnement. L’objet de notre article est de présenter aux professionnels de l’accompagnement les modèles de la désistance, de questionner la prise en considération des facteurs positifs dits de protection dans le suivi des auteurs d’infraction, et le lien possible entre certains modèles de la désistance, les facteurs positifs et éventuellement d’autres modèles connexes permettant la sortie progressive du cheminement délinquantiel et le maintien des comportements prosociaux.

Summary
The French-speaking community is experiencing profound changes with the integration of the relapse/recidivism prevention model and the behavioural, cognitival and motivational practices. For professionals, models of the desistance remain little known or mobilized in the support. Each model of desistance attempts to theorize both the maintenance of prosocial behavior by an offender and the nonlinear trajectory of delinquency. While the basic needs of offenders and the positive elements of their lives often appear secondary to the risk factors for recidivism and criminogenic needs, strong links can be established between the priority needs of the subjects, protective factors and desistance to guide the accompaniment. The aim of this article is to present support professionals with models of desistance, to question the consideration of so-called protective factors in the monitoring of offenders, and the possible link between specific models of the desistance, the positive factors and possibly other related models allowing the gradual exit of the delinquency path and the maintenance of the prosocial behaviors.


24 Juin 2019

Collecte de données post mortem en situation de crise par l’unité gendarmerie d’identification de victimes de catastrophe: intérêt du formulaire post mortem rapide «Quickscan»

Le 16 janvier 2016, l’attaque du Splendid Hôtel et du café-restaurant Cappuccino de Ouagadougou (Burkina-Faso), fait trente victimes dont deux ressortissants français et une ressortissante franco-marocaine (décédée des suites de ses blessures). Les trois assaillants ont été neutralisés. Un détachement de l’Unité Gendarmerie d’Identification de Victimes de Catastrophes (UGIVC-IRCGN) est projetée dès le lendemain des faits sur les lieux, à la demande du Ministère des Affaires Etrangères, afin de prêter assistance aux autorités Burkinabès.
Le travail de ce détachement pluridisciplinaire a permis de collecter, dans des conditions délicates (examen de corps), les données post-mortem de 15 victimes dès le 18 janvier 2016, de 12 autres victimes le 19 janvier 2016 et sur les corps des auteurs présumés le 20 janvier 2016.
Le présent article a pour objet d’évoquer une nouvelle utilisation et les développements du formulaire post mortem rapide ou «Quickscan form» pour ces examens de corps en conditions dégradés et de proposer des pistes d’amélioration.
24 Juin 2019

Les motivations des cybercriminels

Pour que le crime soit possible, divers facteurs doivent être présents, notamment le facteur motivationnel du cyberdélinquants. La motivation est l’élément principal à la base de ces occasions criminelles et est jugée comme étant un élément discriminatoire très utile pour comprendre la cybercriminalité. Effectivement, s’il n’y avait pas un mobile poussant un délinquant à agir, la criminalité n’existerait pas.
Tout comme la criminalité informatique, les motivations des cybercriminels sont multiformes. Le cybercriminel ne constitue pas une catégorie d’individus clairement définie et les motifs d’une attaque informatique sont aussi variés qu’il existe de types de cybercriminels. Les motivations qui poussent des individus à prendre illégalement le contrôle de systèmes informatiques appartenant à autrui sont diverses. Quelques uns sont motivés par le besoin de reconnaissance de soi et les autres sont motivés par la volonté d’accéder à une reconnaissance sociale. Mais, ces motivations des fraudeurs n’ont pu être suscitées qu’en raison de l’existence d’un environnement favorable à la délinquance informatique (1).
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