24 Juin 2019
Publié dans Revue Internationale de CRIMINOLOGIE et de POLICE Technique et Scientifique 02/2019

Les motivations des cybercriminels

par Faten Skaf

Résumé
Pour que le crime soit possible, divers facteurs doivent être présents, notamment le facteur motivationnel du cyberdélinquants. La motivation est l’élément principal à la base de ces occasions criminelles et est jugée comme étant un élément discriminatoire très utile pour comprendre la cybercriminalité. Effectivement, s’il n’y avait pas un mobile poussant un délinquant à agir, la criminalité n’existerait pas.
Tout comme la criminalité informatique, les motivations des cybercriminels sont multiformes. Le cybercriminel ne constitue pas une catégorie d’individus clairement définie et les motifs d’une attaque informatique sont aussi variés qu’il existe de types de cybercriminels. Les motivations qui poussent des individus à prendre illégalement le contrôle de systèmes informatiques appartenant à autrui sont diverses. Quelques uns sont motivés par le besoin de reconnaissance de soi et les autres sont motivés par la volonté d’accéder à une reconnaissance sociale. Mais, ces motivations des fraudeurs n’ont pu être suscitées qu’en raison de l’existence d’un environnement favorable à la délinquance informatique (1).

Summary
For the crime to be possible, various factors must be present, including the motivational factor of the cyber offender. Motivation is the main element underlying these criminal opportunities and is seen as a very useful discriminatory element in understanding cybercrime. Indeed, if there were no motive for an offender to act, there would be no crime.
Like computer crime, the motivations of cybercriminals are multifaceted. The cybercriminal is not a category of clearly defined individuals and the motives for a cyber attack are as different as there are types of cybercriminals. The motivations that lead people to illegally take control of computer systems owned by others are diverse. Some are motivated by the need for self-recognition and others are motivated by the desire to access social recognition. But these motivations of fraudsters could only be aroused because of the existence of an environment favorable to delinquency computer.


24 Juin 2019

Que faire des modèles de la désistance dans l’accompagnement des auteurs d’infraction ?

L’accompagnement des auteurs d’infraction connait dans la francophonie de profonds changements avec l’intégration du modèle de prévention de la récidive et des pratiques d’intervention cognitivo-comportementale et motivationnelle. Pour les professionnels des pratiques d’intervention, les modèles de la désistance restent encore peu connus ou mobilisés dans l’accompagnement. Les modèles de la désistance tentent chacun de théoriser tant le maintien des comportements prosociaux chez un auteur d’infraction que la trajectoire non linéaire dans le temps de sortie de délinquance. Si les besoins primaires fondamentaux des auteurs d’infraction et les éléments positifs de leur vie semblent souvent secondaires vis-à-vis des facteurs de risque de récidive et des besoins criminogènes, des liens forts peuvent s’établir entre les besoins prioritaires des sujets, les facteurs de protection et la désistance afin de guider l’accompagnement. L’objet de notre article est de présenter aux professionnels de l’accompagnement les modèles de la désistance, de questionner la prise en considération des facteurs positifs dits de protection dans le suivi des auteurs d’infraction, et le lien possible entre certains modèles de la désistance, les facteurs positifs et éventuellement d’autres modèles connexes permettant la sortie progressive du cheminement délinquantiel et le maintien des comportements prosociaux.
24 Juin 2019

Adéquation du matériel de référence dans l’expertise des écritures : Quelles sont les différences entre l’écriture à la peinture en spray et l’écriture au stylo d’une même personne ?

Dans un cas d’expertise d’écritures d’inscriptions murales à la peinture en spray, il se peut que le matériel de référence du suspect ne se présente que sous la forme d’écrits conventionnels, rédigés au moyen d’un stylo sur du papier. Cette étude vise donc à déterminer s’il est adéquat d’utiliser ce type de références pour réaliser l’expertise d’inscriptions murales. Pour cela, les caractéristiques de l’écriture de personnes qui écrivent verticalement au moyen de peinture en spray ont été comparées aux caractéristiques de leur écriture conventionnelle sur une surface horizontale au moyen d’un stylo à bille. Des inscriptions murales produites par 27 volontaires ont été analysées et comparées, respectivement, à leurs écrits produits au moyen d’un stylo. Des variations ont été observées dans l’espacement entre les lettres et entre les mots, l’inclinaison, la forme et le mode de formation des lettres, les liaisons, ainsi que pour les proportions mesurées sur les lettres «h», «p» et «y». Sur la base des résultats obtenus, les auteurs recommandent fortement d’utiliser du matériel de référence produit dans des conditions similaires afin de réaliser l’expertise.
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