15 Avril 2013  |  Édito
Publié dans Oberflächen POLYSURFACES 02/2013

Édito (2/2013)

Des façades auto-nettoyantes
 
Les anciennes peintures de façade se basent principalement sur des dispersions de polymères à base d’eau, de résines de silicone, ainsi que de dispersions de silicates. Ces peintures sont insuffisamment protégées contre les dépôts de poussières et les salissures dues aux champignons, aux algues et aux lichens. Pour cette raison, L’Institut Fraunhofer pour les techniques de production et d’automatisation (IPA) se penche sur des revêtements qui exploitent des effets catalytiques autonettoyants. Ces revêtements contiennent comme principe actif du dioxyde de titane, qui décompose la matière organique de la surface en présence de lumière solaire et d’humidité. De plus, la façade devient hydrophile, ce qui favorise un auto-nettoyage par la pluie.
Cependant, le revêtement perd à long terme de la substance. La dégradation se manifeste par un léger décollement ou «farinage» de la couche de la surface, réduisant ainsi la durée de vie du revêtement. Ceci a donné naissance à un projet financé dans le cadre de la Fédération allemande des associations de recherche industrielle de l’institut Frauenhofer. Des revêtements de façades actifs du point de vue photocatalytique issus de la combinaison de différents liants ont été testés, avec pour objectif de trouver un équilibre optimal entre les propriétés auto-nettoyantes et une résistance suffisante à la dégradation.
Dans ce but, deux tests ont été réalisés dans les conditions suivantes: un climat urbain fortement pollué par le trafic suivant une orientation au Sud, ainsi qu’un climat rural suivant une exposition au Nord – avec des revêtements contenant des pigments de dioxyde de titane actifs du point de vue photocatalytique, ainsi que des revêtements composés de pigments conventionnels inactifs, exposés pendant deux ans sous différents angles (90° et 45°). Diverses méthodes d’essais ont permis de suivre régulièrement, les propriétés, le degré de pollution, ainsi que la dégradation du revêtement. Ainsi, il a été montré, en particulier, au travers d’une légère salissure sur une inclinaison de 45°, une nette influence des pigments actifs d’un point de vue photocatalytique. Les revêtements actifs étaient beaucoup moins sales que les inactifs; cependant, ils ont montré une plus grande dégradation par farinage.
Le farinage, qui contribue dans une large mesure à l'effet d'auto-nettoyage des surfaces actives d’un point de vue photocatalytique, a également montré lors de l’altération les propriétés hydrophiles du revêtement. Des essais en laboratoire ont aussi prouvé l’efficacité photocatalytique des revêtements de façades contre la dégradation due aux gaz polluants.
Ces résultats de recherche aident à mieux comprendre les processus impliqués dans les phénomènes de dégradation des peintures photocatalytiques. Ainsi, sur ces bases, il est possible de mettre en point de nouvelles peintures de façades, présentant  un rapport optimal entre les composants liants et le contrôle du farinage, afin d’obtenir un effet nettoyant et un niveau de dégradation acceptable. D’autres projets de recherche sont prévus, non seulement sur l’effet autonettoyant, mais aussi sur la diminution de la dégradation due à des polluants atmosphériques sur des peintures de façades actives d’un point de vue photocatalytique.
 
Aldo Tormen
Rédacteur en chef


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