24 Octobre 2014  |  Édito
Publié dans Sécurité Environnement 03/2014

Éditorial (3/2014)

Cycles climatiques
Les thèmes liés à l’énergie et à la sécurité vont souvent de pair avec ceux ayant trait à l’environnement. Il est commode d’attribuer le réchauffement climatique uniquement et exclusivement aux effets de l’activité humaine. Effectivement, les systèmes de chauffage, les moteurs thermiques et l’industrie lourde, par combustion de l’énergie fossile, provoquent un certain réchauffement atmosphérique imputable à l’émission de gaz carbonique. Et pourtant ce phénomène est sans comparaison avec les fluctuations de l’énergie émise par le soleil. A témoin l’extraordinaire et rapide réchauffement climatique qui se produisit entre les huitième et douzième siècles de notre ère. La température de l’atmosphère s’était alors en peu de temps réchauffée de plusieurs degrés, suffisamment pour transformer une grande partie du Groenland en pâturages verdoyants. D’ailleurs le nom «Groenland», qui signifie en langue nordique «Pays vert», fut attribué à cette grande île par les Vikings, qui vinrent en coloniser les côtes vers l’an 1000, de même que par la suite également Terre-Neuve, le Labrador et la Nouvelle Angleterre actuelle, y faisant paître bovins et ovins, y plantant même de la vigne! C’est ce que les climatologues appellent l’«optimum médiéval». Il serait évidemment impensable d’attribuer ce réchauffement à de quelconques activités humaines! Et puis les conditions climatiques se détériorèrent à la fin du Moyen-Age et ce fut l’époque de ce que l’on appelle le «petit âge glaciaire», avec un paroxysme au début du dix-huitième siècle, période qui vit sensiblement chuter les températures, phénomène climatique certes moins intense et de plus courte durée que le «grand âge glaciaire» des temps préhistoriques, qui vit la plus grande partie de l’Europe recouverte d’une immense calotte glaciaire. Au vu de ce qui précède, il semble que le réchauffement climatique généré par l’activité humaine ne pèse pas très lourd face à un phénomène d’une ampleur autrement considérable et sur laquelle nous n’avons aucune prise: les fluctuations de l’activité solaire. Ceci ne signifie évidemment pas qu’il faille pour autant négliger les efforts allant dans le sens des économies d’énergie et de la recherche de ressources moins polluantes, voire même à terme le recours exclusif à des solutions recourant à des techniques dites propres, telles que l’énergie solaire ou éolienne, la géothermie, les moteurs à hydrogène et aussi à long terme, la réalisation de réacteurs à fusion nucléaire. 
 
Par Edouard Huguelet


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