10 Avril 2018  |  Rétrospective
Publié dans La Revue POLYTECHNIQUE 04/2018

Rétrospective (4/2018) - La Revue en 1938

Considérations sur les hautes vitesses, le repérage des avions et la D.C.A.
Sans entrer dans des détails purement militaires, voyons comment l’aviation a pu dépasser, en 1934 déjà, le 700 km/h, vitesse très élevée non encore atteinte sur les appareils de guerre puisque, selon les derniers enseignements tirés du récent salon de Paris, les avions les plus rapides ne dépassent que de fort peu les 500 km/h. Cependant, ce bref coup d’oeil nous montrera à quelles difficultés on se heurte pour contrôler l’avion au cours de sa trajectoire. La dernière guerre, avec ses pressantes nécessités, a démontré que chaque pas en avant est inspiré par la volonté d’aboutir dans un temps donné.
Les difficultés du vol à grande vitesse ont été affirmées à réitérées fois par les pilotes italiens de super-vitesses, dont les capacités dans ce sens ne font aucun doute. Au départ, le décollage se fait à 240 km/h environ. Les pilotes qui conduisent à des vitesses de 700 km/h ont la nette impression d’être à la merci de leur appareil et de ne plus pouvoir le guider où ils veulent. D’ailleurs, lorsque le temps est mauvais, un avion ultrarapide subit des secousses telles que si le pilote était mal fixé à son siège, il serait très vite projeté hors de sa cabine de pilotage.
 
Automotrices légères doubles de la Cie du Lötschberg
A l’Exposition Nationale de Zurich de 1939, les Chemins de fer fédéraux présenteront une nouvelle automotrice légère double réalisant une vitesse maximum de 150 km/h et ayant une longueur de 46,2 m pour un poids de 78 tonnes. De nouvelles combinaisons d’automotrices doubles viennent aussi d’être commandées par la Cie du Lötschberg. Elles sont construites en trois exemplaires dans les halles de montage de la Société Industrielle Suisse à Neuhausen, et de la S.A. des Ateliers de Sécheron, à Genève. Leur innovation technique la plus importante réside dans la construction des boggies: les axes sont mobiles radialement à l’entrée des courbes, ils glissent de la position parallèle à celle qui correspond à la courbure des rails, ce qui, sur la ligne à nombreux lacets du Lötschberg, se traduit par une marche particulièrement douce des voitures.
 
Le crayon suisse
La fabrication des crayons suisses date de la fin de la guerre. La confection d’un tel objet demandant une grande précision, elle obtient directement droit de cité dans notre pays, qui s’est acquis une place en vue sur les marchés mondiaux par son travail minutieux et de qualité. Il faut d’ailleurs savoir que les industriels qui introduisent cette nouvelle fabrique dans notre pays, se gardèrent bien de débuter selon de vieilles méthodes. La nouvelle industrie fut munie de machines modernes et perfectionnées, ce qui permit aux crayons suisses de se tailler - si l’on peut dire - une renommée rapide et bien méritée.


30 Mai 2018  |  Rétrospective

Rétrospective (5/2018) - La Revue en 1948

Quand l’homme eut découvert qu’en augmentant le rendement du travail il augmentait le bien-être matériel du monde tout en accordant des bénéfices plus larges, patrons, ingénieurs et organisateurs se sont précipités sur cette tâche: «Augmenter le rendement». La déformation professionnelle, due ellemême à la formation scolaire technique et matérialiste, a fait que les...
21 Août 2018  |  Rétrospective

Rétrospective (8/2018) - La Revue en 1958

L’Atomium est né en 1954, quand les organisateurs de l’Exposition de Bruxelles 1958 posèrent le problème de trouver pour cette première exposition universelle d’après-guerre, une construction ayant valeur de symbole. Paris a vu en 1889 l’érection de la Tour Eiffel, qui est restée jusqu’à ce jour un symbole de son époque et qui, en particulier, avait rendu conscient le...
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