Publié dans La Revue POLYTECHNIQUE 03/2018

Informatique & Télécommunications (3/2018)

Bientôt le paiement quantique
Des chercheurs du CNRS, de Télécom Paris Tech et des universités Sorbonne et Paris-Diderot ont mis au point un concept de carte bancaire infalsifiable basé sur l’informatique quantique. Une autre équipe, dirigée par le Chinois Jian-Wei Pan, a également utilisé la physique quantique pour créer une carte bancaire non copiable.
La technique consiste à stocker une série de qubits sur la carte par la banque. Lors du paiement, le terminal du vendeur lit certains d’entre eux et envoie le résultat à la banque par un canal classique. Si la transaction est conforme, elle est validée. Dans le cas contraire, elle est refusée. Le système mis au point par les chercheurs permet donc d’empêcher toute contrefaçon grâce à une monnaie quantique inviolable. En effet, si une personne mal intentionnée essaie de copier la carte, les qubits seront immédiatement détruits.
Pour partager une clé de chiffrement entre un client et une banque, par exemple, l’informatique quantique utilise des photons avec différentes polarisations. Ceux-ci changent d’état, ce qui correspond à un code. Puis on les excite lorsque l’on veut récupérer ce code. La différence entre le code classique de la carte bancaire et le code quantique est l’ajout de paramètres inconnus. C’est ce qui distingue le qubit du bit classique. Encodé avec des particules, le code devient impossible à cloner sans introduire des erreurs, qu’une banque pourrait détecter.
L’application de cette technologie n’est toutefois pas pour tout de suite. En effet, le support physique, sous forme de mémoire quantique stockant les qubits au niveau de l’atome, fait encore défaut. Les chercheurs vont tester leur théorie en laboratoire sur des mémoires quantiques, à l’université Paris Sorbonne.
 
Le déclin du marché des tablettes
Les livraisons de tablettes dans le monde ne cessent de reculer. Selon un rapport du cabinet IDC - un fournisseur leader mondial de renseignements, de conseils et d’événements sur les marchés des nouvelles technologies de l’information et des télécommunications - publié le 5 février, il ne s’est écoulé, au cours de l’an dernier, que 163,5 millions d’unités dans le monde, soit 6,5 % de moins par rapport à 2016. Un tel recul est observé pour le treizième trimestre consécutive. IDC explique cet affaissement par le faible taux de renouvellement de ce type d’équipement. Ce marché est, en outre, concurrencé par des smartphones toujours plus grands et des PC dotés d’écrans tactiles, offrant davantage de fonctionnalités.
L’étude d’IDC porte non seulement sur les tablettes classiques, mais aussi sur les produits hybrides, à mi-chemin entre la tablette et l’ordinateur portable, équipés d’un clavier amovible. Ces deux sous-catégories connaissent des évolutions différentes. Si la seconde a enregistré une progression de 1,6 % l’an dernier, la première a reculé de 7,6 %. Elle constitue cependant encore l’essentiel du marché.


Informatique & Télécommunications (5/2018)

En collaboration avec Intel, une équipe de l’université de Delft aux Pays-Bas a mis au point une puce quantique en silicium et en germanium de 2 qubit, capable d’exécuter des algorithmes très rudimentaires. Il s’agit du premier processeur programmable réalisé avec la filière silicium. Deux autres principes de composants quantiques, l’un utilisant des ions piégés et...

Informatique & Télécommunications (4/2018)

Un nouveau rapport technique de l’Union internationale des télécommunications (UIT) présente les nouvelles exigences radioélectriques de la 5G du point de vue des contraintes qu’elles constituent pour les réseaux de transport optique. Ce rapport fournit un cadre pour accélérer les projets relatifs au transport 5G menés au sein de la Commission d’études 15 (CE 15) de...
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