18 Décembre 2017  |  Flash
Publié dans La Revue POLYTECHNIQUE 12/2017

Un laboratoire virtuel réunit les meilleurs spécialistes des neurosciences

C’est une première dans le domaine des neurosciences: à travers le projet International Brain Lab (IBL), des chercheurs du monde entier, dont une équipe de l’Université de Genève (UNIGE), vont travailler sur un objectif commun, en suivant une méthodologie et avec des outils rigoureusement identiques. À la clé, comprendre jusqu’au niveau cellulaire la façon dont le cerveau fait des choix en étudiant l’activité de ses différentes zones et leurs interactions.
IBL est un laboratoire virtuel à l’échelle mondiale, qui regroupe 21 laboratoires spécialisés dans les neurosciences, répartis dans de nombreux pays: États-Unis, Grande-Bretagne, Portugal, France, Suisse. La moitié d’entre eux sont des laboratoires expérimentaux, l’autre moitié est centrée sur la théorie. Ensemble, ils réunissent les meilleurs spécialistes mondiaux des neurosciences. Le projet est cofinancé à hauteur d’environ 14 millions de francs par la Simons Foundation aux États-Unis et le Wellcome Trust en Grande-Bretagne.
Choisir est la fonction essentielle du cerveau. «La vie est une succession de choix, des plus insignifiants aux plus élaborés, mais la compréhension des processus du choix est un problème dont la complexité dépasse de loin la capacité de traitement d’un seul laboratoire. Il implique une étroite corrélation entre théorie et expérimentation, à une échelle encore jamais atteinte», explique Alexandre Pouget, professeur au Département des neurosciences fondamentales de la Faculté de médecine de l’UNIGE et membre d’IBL. Les laboratoires participant au projet IBL vont donc fédérer leurs compétences et travailler sur la même tâche, en partageant les mêmes outils d’enregistrement et les mêmes méthodes d’analyse. Cela permettra un échange quotidien des données sur la plate-forme d’IBL. C’est une approche nouvelle pour les neurosciences, un domaine où il est difficile d’intégrer tous les résultats dans un cadre théorique commun, du fait de la diversité des outils et des méthodes d’analyse des données.
Concrètement, tous les laboratoires participant au projet IBL vont mesurer l’activité neuronale chez la souris confrontée à une prise de décision très simple, afin de comprendre le fonctionnement du cerveau lorsqu’il opère un choix. Un stimulus visuel – une bande noire sur fond blanc – apparaîtra sur un écran à gauche ou à droite de l’animal. Ce dernier devra alors tourner un petit volant en Lego pour ramener la bande noire au centre de l’écran. «Il devra donc décider si le stimulus est à droite ou à gauche, et nous informera de sa décision en actionnant le volant», poursuit Alexandre Pouget.


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