Publié dans La Revue POLYTECHNIQUE 08/2017

Informatique & Télécommunications (8/2017)

Des routeurs «multi-terabit»
Motorisés par le composant FP4, les routeurs 7750-SR et 7950 XRS-XC fourniront des puissances de traitement du trafic de 144 Tbit/s et 576 Tbit/s. Nokia prépare en effet le contrôle des réseaux de demain avec un nouveau processeur programmable, le FP4, qui est présenté comme le premier «chipset multi-térabit». Aux dires de son constructeur, il serait six fois plus puissant que les processeurs de réseau existants. Ce composant est capable de soutenir 2,4 Tbit/s de trafic. Gravé en densité de16 nm, il est doté de plusieurs innovations, dont une mémoire intelligente.
Les clients opérateurs auront tout loisir de le vérifier avec deux nouveaux routeurs qui accueilleront ce processeur. Le premier, le modèle 7750-SR, est un routeur d’un seul tenant capable de supporter 144 Tbit/s de trafic (extensible à 288 Tbit/s). Le second, la plate-forme 7950 XRS-XC, propose jusqu’à six châssis pour traiter jusqu’à 576 Tbit/s de trafic sans avoir besoin d’un module commutateur supplémentaire.
 
Supercalculateurs: les États-Unis ne sont plus les premiers
Dominés par deux supercalculateurs chinois et un système suisse vitaminé aux GPU (processeurs graphiques), les États-Unis conservent toutefois 169 machines au sein du «Top 500» mondial, contre dix-sept pour la France. Ce n’est pas une première; il faut remonter à novembre 1996 et à la domination des japonais sur le calcul hautes performances, pour ne trouver aucun supercalculateur américain sur le podium mondial de la discipline.
Le «Top 3» mondial est dominé par deux machines chinoises: le TaihuLight, loin devant ses rivaux – depuis juin 2016 – avec une performance de 93 petaflops, et le Tianhe-2 (33,9 petaflops). Surprise: le numéro trois de ce classement est européen. Il s’agit du suisse Piz Daint, un système Cray installé au Centre suisse du calcul scientifique (CSCS). Via une mise à jour basée sur l’ajout de cartes GPU Nvidia Tesla P100, ce supercalculateur gagne cinq rangs et double sa performance, à 19,6 petaflops.
 
Le supercalculateur exaflopique européen
Le français Atos a profité de la conférence ISC High Performance, qui s’est tenue récemment à Francfort, pour dévoiler son supercalculateur Sequana X1310, la variante ARM du modèle X1000 à base de Xeon et de Xeon Phi. Ce nouveau supercalculateur, qui repose sur des puces ThunderX2 de Cavium – la seconde génération de puces pour serveurs du fabricant, comprenant 54 cœurs –, sera disponible au second trimestre 2018.
En confirmant son intérêt pour la plate-forme qui domine l’informatique mobile, Atos fait partie des précurseurs du calcul à hautes performances sur ARM. Si une société italienne, E4 Computer Engineering, propose des clusters à base de ThunderX de première génération depuis 2015, le français figure parmi les premiers intégrateurs à faire confiance à cette solution dans le HPC (High Performance Computing).


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