25 Avril 2017  |  Énergie & Environnement
Publié dans La Revue POLYTECHNIQUE 04/2017

Énergie & Environnement (4/2017)

Un navire qui marche à l’hydrogène
Pour la première fois, un système de piles à hydrogène en circuit complet équipe un navire en partance pour un voyage autour du monde, afin de lutter contre la pollution des eaux par les microplastiques. Il s’agit de l’ancien catamaran PlanetSolar, aujourd’hui exploité par la Fondation RaceForWater, que ses responsables veulent transformer en vitrine flottante pour les technologies de mobilité à l’hydrogène, en pleine émergence.
Ce système de propulsion est l’œuvre de la société Swiss Hydrogen, sise à Fribourg. Couvert de panneaux solaires, il est équipé de 8 t de batteries qui stockent l’énergie en vue des moments où le Soleil ferait défaut. Comment fonctionne-t-il ? De l’eau de mer est pompée à bord, dessalée et purifiée. Des électrolyseurs alimentés par les panneaux solaires scindent les molécules d’eau en oxygène et en hydrogène, qui est stocké sous pression (à 350 bar) dans des bouteilles. Lorsque c’est nécessaire, par temps couvert, cet hydrogène peut être injecté dans des piles à combustibles qui génèrent un courant électrique utilisable. Chacune des deux piles montées a bord pourra produire 30 kWh.
 
La campagne de mesures sismiques de la Nagra
Le 3 février dernier, la Société coopérative nationale pour le stockage des déchets radioactifs (Nagra) a achevé la campagne de mesures sismiques 3D qui s’inscrivait dans le cadre de la procédure du plan sectoriel «Dépôts en couches géologiques profondes».
Les mesures effectuées avaient pour objectif d’acquérir une image tridimensionnelle du sous-sol, permettant d’obtenir des informations fiables sur la géologie ainsi que sur la sûreté à long terme d’un dépôt en couche géologique profonde pour déchets radioactifs. Ces nouvelles connaissances doivent fournir des indictions sur l’espace disponible sous terre ainsi que sur l’optimisation de la conception du dépôt.
 
Des sphères immergées pour stocker l’énergie
L’institut allemand Fraunhofer IWES (Institut für Windenergie une Energiesystemtechnik) développe un projet, appelé StEnSEA (Stored Energy in the Sea), dont le but est de stocker les énergies renouvelables dont la production est intermittente. Il s’agit d’immenses sphères de quelque 30 m de diamètre, immergées en profondeur.
L’électricité excédentaire fournie par des installations photovoltaïques, des champs d’éoliennes ou des systèmes marémoteurs actionne des pompes qui expulsent l’eau contenue dans les sphères. Lorsque l’électricité vient à manquer, celles-ci restituent l’énergie emmagasinée grâce au différentiel de pression entre l’extérieur et l’intérieur de la sphère. L’eau s’engouffre à travers des turbines, produisant ainsi de l’électricité. Chaque sphère devrait produire quelque 20 MWh. Des tests avec un prototype sont en cours à 100 m de profondeur, dans le lac de Constance.


Polymedia Meichtry SA | Chemin de la Caroline 26 | 1213 Petit-Lancy | Genève | T: +41 22 879 88 20 | F: +41 22 879 88 25 | info@polymedia.ch