13 Mars 2015  |  Physique
Publié dans La Revue POLYTECHNIQUE 01/2015

La source européenne de spallation

La première pierre de la source européenne de spallation a été posée le 9 octobre 2014 à Lund, dans le sud de la Suède. Cet évènement marque la réussite de la collaboration rassemblant 17 pays, dont la Suisse. Les travaux de construction ont commencé début septembre à l’issue de travaux de planification de plusieurs décennies.

Plusieurs centaines de représentants du monde scientifique se sont réunis à Lund pour la pose de la première pierre de la source européenne de spallation (European Spallation Source, ESS), qui sera la plus puissante source de neutrons au monde. Elle rendra ainsi possible d’importantes découvertures dans les domaines de la recherche sur les matériaux, des nanotechnologies, des sciences de la vie, de la médecine ou encore de la physique. Grâce aux nouvelles possibilités de recherche qu’elle offre, pour la technologie de l’information et l’énergie, par exemple, ainsi qu’à ses compétences dans les domaines de la construction et de l’exploitation d’installations, l’ESS pourrait devenir un moteur économique pour toute l’Europe.
Les contributions suisses au développement de l’installation sont fournies par l’Institut Paul-Scherrer (PSI), ainsi que par les universités et l’industrie suisses. Les coûts de construction de l’ESS sont estimés à 1,843 milliard d’euros (CHF 2,224 mrd), ce qui en fait l’un des plus grands projets d’infrastructure en Europe. Les premiers neutrons devraient être produits à l’ESS en 2019 et les premières expériences sont planifiées pour 2023. Le centre de gestion des données et des logiciels de l’ESS est établi à Copenhague.
Treize pays financent actuellement l’ESS. L’installation doit être créée en tant qu’infrastructure de recherche européenne et revêtir à ce titre la forme juridique d’un consortium d’infrastructure européen (European Infrastructure Consortium, ERIC). Sur les 1,84 milliards d’euros budgétés pour les frais de construction, la Suède prend à sa charge 35 %, le Danemark 12,5 % et l’Allemagne 11 %. La part de la Suisse s’élève, quant à elle, à 1,4 %  pour la période 2014–2019.
 
Source: Forum nucléaire suisse, Université technique de Munich, ESS et PSI.

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11 Février 2019  |  Physique

Des structures de nanocristaux comme source de lumière quantique

Les photo-émetteurs excités peuvent coopérer et rayonner simultanément, un phénomène appelé superfluorescence. Des chercheurs de l’Empa, de l’EPFZ et d’IBM Research Zurich ont réussi à créer cet effet avec des super-réseaux nanocristallins ordonnés. Cette découverte pourrait permettre des développements futurs dans l’éclairage LED, ainsi que dans la détection, la communication et l’informatique quantiques.
13 Février 2019  |  Physique

Des progrès dans la compréhension de l’antimatière

La collaboration ALPHA du CERN a annoncé avoir atteint un niveau supérieur dans la compréhension de l’antimatière. Les scientifiques ont en effet observé, pour la première fois, la transition électronique Lyman-alpha dans l’atome d’antihydrogène. Ce résultat, qui intervient peu après une autre mesure réalisée récemment, ouvre la voie à des expériences qui pourraient lever le voile sur certaines différences de comportement entre la matière et l’antimatière.
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