07 Décembre 2018  |  Vie des entreprises
Publié dans La Revue POLYTECHNIQUE 09/2018

Le CAAJ ? Un maillon essentiel pour former la relève dans l’Arc jurassien

Cela fait 10 ans que le Centre d’Apprentissage de l’Arc jurassien est au service de l’économie de la région. Avec une centaine d’apprentis en formation sur deux sites, le CAAJ est un acteur incontournable de la formation professionnelle, notamment dans le canton de Neuchâtel. Retour sur ces dix années lors d’une journée officielle en présence de Madame la conseillère d’État Monika Maire-Hefti.

Si le pays est toujours bien placé en termes d’innovation, le problème de la relève dans les métiers techniques est très largement d’actualité. Raymond Stauffer, président du CAAJ et de FAJI SA, qui est responsable de la mise en place du projet #bepog de valorisation des métiers techniques dans l’Arc jurassien, explique: «L’image des métiers techniques n’a malheureusement pas évolué au même rythme que la technique et beaucoup pensent encore que ce sont des métiers du passé. C’est tout le contraire: un CFC dans les métiers techniques est un parfait sésame pour le monde du travail».
 
Madame Monika Maire-Hefti, conseillère d’État du canton de Neuchâtel, a démontré que la filière professionnelle n’a rien à envier à la formation académique.
 
 
Un savoir-faire technique unique
«La force de notre région réside pour une bonne part dans le niveau de compétences et d’expertise atteint par les acteurs du monde de la microtechnique et de l’horlogerie. Ces compétences sont reconnues loin à la ronde et permettent à toute notre région de se démarquer. Mais le danger guette ! Bien que le système de formation duale suisse soit envié et copié un peu partout sur la planète, la relève dans les métiers technique est insuffisante», prévient Raymond Stauffer.
 
Au service des entreprises industrielles
Tout d’abord, il faut se rappeler qu’en 1982, il y a 36 ans, des industriels se sont regroupés pour former un centre d’apprentissage commun. Ces précurseurs se nommaient Dixi, Voumard et Aciéra. À l’époque, cette collaboration entre entreprises a été saluée comme «révolutionnaire». Il faut dire qu’en ces temps-là, les horlogers dictaient le rythme: chacun pour soi. Le président du CAAJ précise: «Heureusement qu’aujourd’hui, on a compris que pour se battre contre le reste du monde industriel, il faut travailler ensemble et quand je dis qu’on a compris qu’il faut s’unir, je pense que cet exemple de mutualisation reste un excellent modèle que l’on peut encore développer dans d’autres domaines. #bepog en est un !
 
Un tissu économique composé principalement de PME
Le tissu économique de l’Arc jurassien est composé principalement de PME et souvent, malheureusement, celles-ci n’ont pas les ressources nécessaires pour former des apprentis. C’est la raison même de l’existence du CAAJ. Une trentaine d’entreprises sont aujourd’hui partenaires de l’institution de formation. Les raisons ? Raymond Stauffer répond: «Les raisons sont simples, les entreprises sociétaires nous délèguent la formation de base de leurs apprentis. Après deux ans passés à acquérir les fondamentaux, les jeunes continuent leur formation au sein des entreprises. Quand ils les rejoignent, ils sont directement opérationnels, ce qui simplifie grandement l’intégration». Le CAAJ reste responsable du suivi pédagogique et de l’acquisition des connaissances et travaille en partenariat étroit avec les entreprises.
 
Des métiers d’avenir pour les filles et les garçons
Le CAAJ assure les formations de praticien/ne en mécanique (AFP), mécanicien/ne de production (CFC), décolleteur/teuse (CFC), polymécanicien/ne (CFC), micromécanicien/ne (CFC) et dessinateur/trice-constructeur/trice (CFC). Ces métiers de base sont enseignés par des professionnels de la formation, mais également de l’industrie. Ainsi, ils sont directement au contact des réalités du terrain. La force de ces formations réside également dans le fait qu’une fois leur CFC en poche, toutes les portes sont ouvertes à ces jeunes gens.
Des témoignages inspirants
Dans son introduction, Raymond Stauffer a souligné l’importance d’un Centre d’apprentissage pour une région comme l’Arc jurassien. Il a remercié l’assemblée en relevant la présence de plus de 200 personnes pour fêter ces dix ans d’existence.
Madame Monika Maire-Hefti, conseillère d’État du canton de Neuchâtel, a ensuite démontré que la filière professionnelle n’a rien à envier à la formation académique. «Il ne s’agit pas de prioriser l’une par rapport à l’autre, mais bien de montrer que ce sont toutes deux des voies royales» a-t-elle déclaré. Elle a ensuite relevé l’importance du travail accompli et l’immense force de la formation duale. Elle a souhaité bon vent au CAAJ pour les dix prochaines années !
Maël Piquerez, un jeune apprenti de 16 ans en formation, a transmis sa passion pour son métier et les raisons qui l’ont dirigé vers ce domaine pour lequel chaque jour est un nouveau défi et l’occasion d’acquérir de nouvelles compétences.
Christophe Nicolet, PDG de l’entreprise Felco, a démontré à son tour par l’exemple, toutes les forces de la formation duale. En effet, il a commencé par une formation de polymécanicien puis, lassé des études, a travaillé comme technicien de service aux États-Unis, avant de revenir en Suisse pour compléter sa formation par des études d’ingénieur. Il les a ensuite parachevées par des études de management. La preuve que l’apprentissage mène à tout. Il a relevé les défis de demain et se réjouit de l’enthousiasme du CAAJ à les relever.
 
L’apprentissage en dual ? Plus besoin de faire ses preuves !
Raymond Stauffer précise: «Une étude réalisée par le canton de Neuchâtel en 2015 le démontre clairement: la voie de l’apprentissage dual augmente les chances de réussite sociale et professionnelle des jeunes». Dans ce rapport, on découvre notamment que pour trouver un premier emploi, il faut deux fois plus de temps avec un CFC acquis en école à plein temps et que 85 % des personnes ayant achevé une formation en dual s’en déclarent satisfaites, contre 73,8 % parmi celles ayant achevé une formation à plein temps.
 
Le meilleur moyen de se faire une idée ? Un stage !
Raymond Stauffer conclut: «Je tiens à remercier les responsables du CAAJ, les formateurs, les entreprises partenaires et bien entendu tous les apprentis qui nous ont accompagnés depuis dix ans. Grace à eux notre région est restée compétitive». Il ajoute: «Nous cherchons des apprentis pour la rentrée 2019. Pour que les jeunes puissent se faire une idée de ce que sont les métiers de la mécanique et la formation duale donnée au CAAJ, je les invite à s’inscrire à un stage de découverte à La Chaux-de-Fonds où à Moutier. Ils peuvent s’inscrire directement en ligne sur le site #bepog, rubrique stage».
 
Raymond Stauffer
Président du CAAJ
Raymond.stauffer@rstauffer.ch
Tél. 079 240 26 15
 
Centre d’Apprentissage de l’Arc jurassien
2300 La Chaux-de-Fonds
Tél. 032 926 30 50
www.caaj.ch


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