19 Février 2017  |  Énergie
Publié uniquement sur Internet

Une grande centrale solaire inaugurée au Sénégal

Senergy 2, l’une des plus grandes centrales solaires d’Afrique de l’Ouest, a été inaugurée au Sénégal. Ce pays, où près de la moitié de la population n’a pas encore accès à l’électricité, veut devenir la locomotive énergétique verte de la sous-région. L’infrastructure a coûté 17 milliards de francs CFA (25,9 millions d’euros).

Le Sénégal inaugure de manière concrète sa nouvelle politique de mix énergétique, qui vise à introduire 20 % d’énergies renouvelables dans les capacités nationales de production, pour l’heure très tributaires des hydrocarbures.
C’est donc par un protocolaire enclenchement d’interrupteur que le président sénégalais Macky Sall a mis sous tension, le 22 octobre dernier, l’une des plus grandes centrales solaires d’Afrique de l’Ouest. D’une puissance de 20 MW, Senergy 2 va permettre au Sénégal de fournir de l’électricité à 160’000 personnes et se rapprocher d’un mix énergétique plus écologique. Le gouvernement s’est fixé comme objectif 20 % d’énergie renouvelable pour 2017.
 

D’une puissance de 20 MW, la centrale solaire Senergy 2, située à Bokhol, au nord du Sénégal, va fournir de l’électricité à 160’000 personnes.
 
 
Une terre aride balayée par l’harmattan
Située à Bokhol, dans le nord du Sénégal, à 400 km au nord de Dakar et à 5 km de la frontière mauritanienne, cette centrale s’étend sur 40 ha de terre aride balayée par l’harmattan, un vent du nord-est très chaud. Avec une température de 40 °C et 2000 h d’ensoleillement par an, c’est un site idéal pour déployer plus de 75’000 panneaux solaires, soit 12 ha de verre polycristallin.
Lancé en 2012, le projet est détenu par le Greenwish Africa REN, un groupe rassemblant des investisseurs étrangers, mais aussi locaux, à hauteur de 45 %, parmi lesquels la Caisse des dépôts et consignations du Sénégal (CDC). Cela signifie que 45 % des dividendes versés restent au Sénégal. La totalité de l’investissement s’est monté à 26 millions d’euros. Il a bénéficié d’un prêt de Green Africa Power, un fonds destiné à stimuler l’investissement du secteur privé dans les énergies renouvelables en Afrique subsaharienne.

La poussière, principal ennemi du solaire
«Le principal ennemi du solaire est la poussière», déclare Saliou Sow, directeur général de Senergy 2. «C’est pourquoi nous allons engager 25 permanents pour l’entretien et le nettoyage de la centrale. Quarante pour cent des emplois seront recrutés localement. Nous avons aussi une machine qui permet de souffler le sable des panneaux solaires en cas de tempête», ajoute-t-il.
Afin de tenir son pari de locomotive énergétique verte de la sous-région, le Sénégal va enchaîner les inaugurations de centrales solaires et éoliennes. Après celle de Malikounda, d’une capacité similaire à Senergy 2 (20 MW), deux autres de 29 MW chacune seront mises en service en 2017, sans oublier le parc éolien de Taïba Ndiaye de 150 MW. Une augmentation en capacité dont le gouvernement espère qu’elle entraînera une baisse du prix du kWh, dont le coût de production est déjà passé de 97 francs CFA (15 centimes d’euro) en 2012 à 44 CFA aujourd’hui (7 centimes d’euro).

Plusieurs projets solaires en Afrique de l’Ouest
Plusieurs projets solaires importants sont en cours de construction ou de développement en Afrique de l’Ouest. On peut citer, parmi ceux-ci, le projet concurrent de la centrale Senergy, porté par Méridiam et le Fonsis, située dans la région de Thiès. Cette centrale sera dotée d’une capacité de 30 MW. Sa mise en service est prévue pour début 2017. Au Mali, une centrale de 33 MW est en projet, développée par la société norvégienne Scatec Solar. Deux centrales solaires de 50 MW sont également en développement en Namibie.
 
 


19 Septembre 2018  |  Énergie

Convertir l’énergie gaspillée en électricité

Il existe de nombreux moyens pour lutter contre le changement climatique. L’utilisation des énergies renouvelables en est un. Un autre élément clé est la récupération de l’énergie gaspillée qui est libérée lors des nombreux processus industriels et qui, malheureusement, se dégage inutilement dans l’atmosphère.
12 Septembre 2018  |  Énergie

Conquête spatiale: la propulsion nucléaire à nouveau d’actualité

De 1955 à 1972, les Etats-Unis ont développé et testé différents moteurs-fusées nucléaires thermiques. Lorsqu’ils ont mis en sommeil leurs projets de vols habités à destination de la planète Mars, ces activités ont été réduites à des études conceptuelles et de faisabilité. Grâce au regain d’intérêt pour l’exploration de la planète rouge, les travaux menés par la NASA dans ce domaine reprennent de l’ampleur depuis quelques années.
Polymedia Meichtry SA | Chemin de la Caroline 26 | 1213 Petit-Lancy | Genève | T: +41 22 879 88 20 | F: +41 22 879 88 25 | info@polymedia.ch