14 Décembre 2017
Publié dans Revue Internationale de CRIMINOLOGIE et de POLICE Technique et Scientifique 04/2017

Peines prononcées par les juges suisses selon l’origine et le domicile des condamnés

par Nicole M. Egli Anthonioz

Résumé
Dans la présente étude, des peines prononcées par des juges ont été récoltées par la méthode de cas simulés. L’origine et le domicile de l’auteur ont été variés dans quatre cas simulés qui sont: un excès de vitesse, un cambriolage, un viol et un cas où un banquier vole son employeur. De plus, des origines et domiciles lointains et proches ont été distingués. 246 réponses de juges suisses ont été récoltées. Les durées des peines prononcées globalement à l’encontre des Suisses et des étrangers ne révèlent pas de différence significative. Toutefois dans un des cas, celui du conducteur, des traitements différenciés selon l’origine de l’auteur sont observés; c’est ainsi que les étrangers écopent de peines plus élevées que les Suisses. En conclusion, les juges suisses ne sont pas influencés par ces facteurs d’origine et de domicile.

Summary
In this study, sentences handed down by judges were collected for simulated cases. The origin and place of residence of the author were varied in four simulated cases that are: speeding, burglary, a rape and a case where a banker steals from their employer. In addition, origins and place of residence have been varied to be close or far away. 246 responses from Swiss judges were collected. The length of sentences handed down globally against the Swiss and foreigners do not reveal any significant difference. However, in one case, that of the speeding driver, different sentences according to the origin of the author are observed; foreigners receive higher sentences than the Swiss. In conclusion, Swiss judges are not influenced by origin or place of residence.


14 Décembre 2017

Le phénomène du lévirat et la problématique de la prise en charge des enfants orphelins: le cas des peuples Bété de la région du Gôh

Le lévirat est une pratique coutumière en Côte d’Ivoire par laquelle un frère s’unit à la veuve de son frère ou un fils aîné à celle de son père dans l’optique de perpétuer la lignée et surtout de créer un cadre de protection et d’assistance aux enfants du défunt. Cette pratique existe également chez le peuple Bété dans la région du Gôh, où elle tend cependant à disparaître. Paradoxalement, les veuves et orphelins l’approuvent. Trois villages ont constitué les sites de la présente étude. Celle-ci a pour objectif d’analyser les difficultés de la prise en charge des enfants orphelins dans le contexte du lévirat. Pour ce faire, au plan méthodologique, pendant 11 mois, des entretiens directifs et semi-directifs ont permis de recueillir des données auprès des populations rurales et urbaines. Cette étude a recouru aux analyses qualitatives et quantitatives. En termes de résultats, il apparaît que la prise en charge des enfants orphelins est confrontée à des problèmes: le détournement du patrimoine du défunt et l’effritement des valeurs culturelles. Ladite étude vient ainsi insister sur la nécessité de la protection véritable de ces enfants afin que puisse subsister le lévirat; une coutume ancestrale, qui en réalité préserve la cohésion familiale, la protection de l’orphelin, voire son intégration sociale.
14 Décembre 2017

La mort des réseaux terroristes: l’exemple de la Fraction armée rouge

Pourquoi et comment les réseaux terroristes meurent-ils? Nous répondrons à cette question par l’exemple de la Fraction armée rouge. L’histoire est racontée en trois épisodes. Durant le premier, entre 1968 à 1972, l’équipe Baader-Meinhof attaque, ce qui provoque un développement du contre-terrorisme et l’arrestation des principales figures du mouvement. Deuxième étape, de 1973 à 1979, une nouvelle équipe de terroristes prend la relève, commet plusieurs assassinats cependant qu’en prison, les terroristes de la première génération meurent: tués ou assassinés. Troisième étape, entre 1980 à 1993, dix assassinats sont dénombrés et puis, progressivement, les terroristes s’essoufflent et abandonnent le combat.
Nous montrons ensuite que le terrorisme et l’antiterrorisme sont emportés par des mouvements cycliques au cours desquels se succèdent des périodes d’opérations terroristes violentes qui obligent les services de police et de renseignement à réagir et à devenir efficaces. Ensuite, durant de nombreuses années aucun attentat ne sera signalé. Ce qui conduira l’antiterrorisme à s’assoupir.
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