29 Septembre 2017
Publié dans Revue Internationale de CRIMINOLOGIE et de POLICE Technique et Scientifique 03/2017

Regard criminologique sur le phénomène de kidnapping en Algérie

par Farid Ouabri

Résumé
Le kidnapping est un phénomène criminel qui en dit long mais sur lequel il y a malheureusement très peu d’écrits. En effet, que connaissons-nous vraiment du kidnapping? Presque rien, du moins, très peu de choses. Que l’on consulte la littérature criminologique, de droit pénal, ou encore les recherches empiriques sur ce mal social, le constat est le même: la persistance d’un vide scientifique sidérant. En dépit des séries télévisées, films de cinéma ou romans littéraires qui en ont fait bien souvent un terrain de prédilection, le kidnapping demeure encore comme le parent pauvre d’une large série de crimes qui hantent les esprits. En Algérie plus particulièrement, pays sur lequel va se concentrer notre étude, l’ampleur de ce phénomène reste encore inconnue. Pourtant, il est à l’origine de plusieurs victimes, et il suffit pour s’en convaincre de lire de temps à autre la Une des journaux ou les flash infos des chaines télévisées. Face à cela, que peut faire le criminologue? À la limite, en donner une analyse détaillée, dresser un état des lieux sur la question et tenter de proposer des solutions adéquates pour la prise de décision. Voilà l’ambition de la présente étude.

Summary
The kidnapping is a criminal phenomenon which speaks volumes unfortunately there are very few writings. Indeed, what do we really know about kidnapping? Almost nothing, at least, very little. Whether one consults criminogical literature, criminal law or empirical research on this social evil, the observation is the same: a Scientific’s persistence vacuum stunning. In spite of television series, cinema films or literary novels that have often made it a favourite spot, kidnapping remains as the poor relation of a large series of crimes that haunt the spirits. In Algeria, in particular, the focus of our study, the extent of this phenomenon is still unknown. However, it is the origin of several victims; it is enough to be convinced to read from time to time the Newspaper or the news flashes of the television stations. Faced whit this, what can the criminologist do? Ultimately, give a detailed analysis, take stock of the situation and try to propose appropriate solutions for decision-making. This is the ambition of this study.


14 Décembre 2017

Le phénomène du lévirat et la problématique de la prise en charge des enfants orphelins: le cas des peuples Bété de la région du Gôh

Le lévirat est une pratique coutumière en Côte d’Ivoire par laquelle un frère s’unit à la veuve de son frère ou un fils aîné à celle de son père dans l’optique de perpétuer la lignée et surtout de créer un cadre de protection et d’assistance aux enfants du défunt. Cette pratique existe également chez le peuple Bété dans la région du Gôh, où elle tend cependant à disparaître. Paradoxalement, les veuves et orphelins l’approuvent. Trois villages ont constitué les sites de la présente étude. Celle-ci a pour objectif d’analyser les difficultés de la prise en charge des enfants orphelins dans le contexte du lévirat. Pour ce faire, au plan méthodologique, pendant 11 mois, des entretiens directifs et semi-directifs ont permis de recueillir des données auprès des populations rurales et urbaines. Cette étude a recouru aux analyses qualitatives et quantitatives. En termes de résultats, il apparaît que la prise en charge des enfants orphelins est confrontée à des problèmes: le détournement du patrimoine du défunt et l’effritement des valeurs culturelles. Ladite étude vient ainsi insister sur la nécessité de la protection véritable de ces enfants afin que puisse subsister le lévirat; une coutume ancestrale, qui en réalité préserve la cohésion familiale, la protection de l’orphelin, voire son intégration sociale.
14 Décembre 2017

Lieu de résidence des Abidjanais lors de la crise post électorale de 2010 en Côte d’Ivoire et état de stress post-traumatique

A Abidjan, les quartiers d’Abobo et de Yopougon ont été particulièrement touchés par des conflits armés et des exactions lors de la crise post électorale de 2010 en Côte d’Ivoire. L’objectif de l’étude est d’évaluer le stress post-traumatique (SPT) des individus ayant résidés effectivement à ces endroits et en dehors. L’échantillon est composé de 150 participants dont 61 femmes et 89 hommes. Parmi ces personnes sélectionnées, 49 résident à Abobo, 50 sont à Yopougon et 51 habitent les autres quartiers. Tous les participants ont été soumis à la version française du PCLS et à un entretien semi-directif. Les résultats indiquent que les résidents d’Abobo et de Yopougon n’ont pas un niveau de SPT significativement supérieur à celui des personnes qui ont résidé en dehors de ces communes contrairement aux attentes. Les résultats montrent aussi que, prises individuellement, les variables âge, sexe et le statut de victime, n’ont pas de rapport systématique avec le SPT des personnes enquêtées. Toutefois, il y aurait un lien entre le type d’évènement vécu et le SPT.
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