29 Mars 2017
Publié dans Revue Internationale de CRIMINOLOGIE et de POLICE Technique et Scientifique 01/2017

Les tolérances pénales en Côte d’Ivoire : cas des mutilations génitales féminines – excision mendicité, dot.

par Boah Henry Yebouet et Kolou Rodrigue Koffi

Résumé
Les tolérances pénales perturbent le bon fonctionnement de la justice, car elles laissent hors du champ de la répression des comportements décriés par le droit. Mais, parce qu’une politique criminelle s’élabore en réponse aux attentes sociétales, des mesures prises en dehors de celles-ci, se trouvent inapplicables donc inefficaces parce que ne recevant pas l’adhésion des populations.

Summary
Criminal tolerances disrupt the operation of justice, as they leave outside the scope of the repression some behavior criticized by the law. But because a criminal policy is developed in response to societal expectations, measures taken outside them, are unenforceable therefore inefficient because not receiving the support of the people.


14 Décembre 2017

Peines prononcées par les juges suisses selon l’origine et le domicile des condamnés

Dans la présente étude, des peines prononcées par des juges ont été récoltées par la méthode de cas simulés. L’origine et le domicile de l’auteur ont été variés dans quatre cas simulés qui sont: un excès de vitesse, un cambriolage, un viol et un cas où un banquier vole son employeur. De plus, des origines et domiciles lointains et proches ont été distingués. 246 réponses de juges suisses ont été récoltées. Les durées des peines prononcées globalement à l’encontre des Suisses et des étrangers ne révèlent pas de différence significative. Toutefois dans un des cas, celui du conducteur, des traitements différenciés selon l’origine de l’auteur sont observés; c’est ainsi que les étrangers écopent de peines plus élevées que les Suisses. En conclusion, les juges suisses ne sont pas influencés par ces facteurs d’origine et de domicile.
14 Décembre 2017

Le phénomène du lévirat et la problématique de la prise en charge des enfants orphelins: le cas des peuples Bété de la région du Gôh

Le lévirat est une pratique coutumière en Côte d’Ivoire par laquelle un frère s’unit à la veuve de son frère ou un fils aîné à celle de son père dans l’optique de perpétuer la lignée et surtout de créer un cadre de protection et d’assistance aux enfants du défunt. Cette pratique existe également chez le peuple Bété dans la région du Gôh, où elle tend cependant à disparaître. Paradoxalement, les veuves et orphelins l’approuvent. Trois villages ont constitué les sites de la présente étude. Celle-ci a pour objectif d’analyser les difficultés de la prise en charge des enfants orphelins dans le contexte du lévirat. Pour ce faire, au plan méthodologique, pendant 11 mois, des entretiens directifs et semi-directifs ont permis de recueillir des données auprès des populations rurales et urbaines. Cette étude a recouru aux analyses qualitatives et quantitatives. En termes de résultats, il apparaît que la prise en charge des enfants orphelins est confrontée à des problèmes: le détournement du patrimoine du défunt et l’effritement des valeurs culturelles. Ladite étude vient ainsi insister sur la nécessité de la protection véritable de ces enfants afin que puisse subsister le lévirat; une coutume ancestrale, qui en réalité préserve la cohésion familiale, la protection de l’orphelin, voire son intégration sociale.
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