13 Décembre 2016
Publié dans Revue Internationale de CRIMINOLOGIE et de POLICE Technique et Scientifique 04/2016

Intra-démultiplexage des caméras rotatives

par Denis Perraud

Résumé
Beaucoup de systèmes de vidéoprotection utilisent des caméras rotatives pour filmer plusieurs angles à partir d’une même caméra. Ces caméras rotatives (ou PTZ (1)) effectuent un cycle de rotation prédéfini sur des zones d’intérêt. Malheureusement, soit la caméra ne fournit pas d’information sur l’angle qu’elle est en train de filmer, soit le système d’enregistrement ne stocke pas cette donnée. Par conséquent, lors de l’analyse a posteriori des séquences vidéo pour les besoins judiciaires, il n’est pas possible de connaître de façon automatique l’angle filmé par la caméra à chaque instant. Ce manque d’information empêche l’utilisation de la plupart des logiciels de traitement intelligent comme la détection de mouvement qui nécessitent un angle constant (le mouvement de la caméra entrainant, par exemple, de nombreux faux positifs). Cet article présente une méthode de séparation automatique des angles d’une caméra rotative que nous avons appelée intra-démultiplexage.

Summary
Many CCTV systems use rotating cameras to record different angles with one camera. These cameras (called PTZ or Pan Tilt Zoom) cycle on predefined area of interest. This rotation causes a change of view that is not suitable for automatic image analytics like movement detection. In most cases, the camera position is not recorded in the metadata or in the video stream. This article presents a method for automatic separation of the different angles of PTZ cameras into separate video files that we called intra-demultiplexing.


29 Septembre 2017

Expansion du marché informel de médicaments au Togo: essai d’analyse du phénomène

L’expansion du marché informel de médicaments reste une préoccupation majeure pour le gouvernement du Togo. Supposé être le véritable vecteur de médicaments de qualité inférieure et falsifiés aux conséquences sanitaires imprévisibles mais potentiellement inquiétantes, cette pratique reste hors contrôle en dépit de la répression qui est engagée. L’objectif de notre étude est d’analyser les mobiles sous-jacents de la persistance de ce marché. Nous avons ainsi réalisé une étude transversale en deux phases dans la région maritime et la commune de Lomé chez les vendeurs et vendeuses de médicaments de rue. La première, qualitative raisonnée à visée descriptive et analytique, avait eu lieu du 15 au 25 février 2016 et la deuxième, quantitative, s’était déroulée du 4 au 11 avril 2016. Pour les enquêtés, les sources d’approvisionnement des médicaments sont internationales et alimentent des marchés formel et informel nationaux qui bien que de nature contradictoire, sont liés par les intérêts surtout financiers. Les raisons humanitaires, la culture de l’automédication, la prétendue efficacité des médicaments qui y sont vendus, leurs coûts abordables, leur rentabilité et leur disponibilité expliquent cet état de fait. La répression et l’application de la loi devraient se renforcer. Cependant, le gouvernement devra s’engager davantage dans la sensibilisation, la formation, la résorption du chômage et la réduction de la pauvreté. Pour la sécurité des patients et des populations en général, une instauration d’une couverture sanitaire, sinon universelle, au moins en priorité en faveur des plus vulnérables et la lutte contre la corruption s’avèrent urgentes dans la lutte contre le marché informel de médicaments.
29 Septembre 2017

L’impact de l’utilisation répétitive d’un test évaluant le risque suicidaire sur sa validité prédictive

Les personnes incarcérées ainsi que les personnes présentant une problématique de santé mentale sont deux groupes parmi lesquels le taux de suicide est plus élevé comparé à la population générale. Ainsi, des mesures de dépistage du risque suicidaire ont été mises en place dans plusieurs institutions, à l’aide notamment du Suicide Probability Scale (SPS; Cull & Gill, 1988). Cet article vérifie l’impact de l’utilisation répétitive d’un même instrument sur son utilité et sa sensibilité cliniques. Les dossiers de soixante détenus (N = 60) ont été examinés, dont la moitié avait posé un geste suicidaire durant la ou les semaines suivant l’administration du SPS. Les données obtenues tendent à démontrer que malgré un nombre répété d’administration du test, la sensibilité clinique ne diminue pas. Au contraire, les résultats indiquent qu’il y a un intérêt véritable à évaluer de façon continue et répétée le risque suicidaire des détenus.
Polymedia Meichtry SA | Chemin de la Caroline 26 | 1213 Petit-Lancy | Genève | T: +41 22 879 88 20 | F: +41 22 879 88 25 | info@polymedia.ch