03 Novembre 2017  |  Édito
Publié dans Oberflächen POLYSURFACES 04/2017

Édito (4/2017)

De nouveaux métaux pour l’impression 3D
La fabrication additive est le mot-clé actuel dans l’industrie manufacturière: au lieu d’être moulé, fraisé ou forgé, l’objet est construit couche par couche à partir de poudre métallique et de lumière laser, ou encore d’un rayon d’électrons focalisé. Cette technique permet de réaliser des composants de quasiment n’importe quelle structure géométrique. Cela ouvre de toutes nouvelles possibilités, comme par exemple des composants pour avions à la fois plus légers et plus solides.
Bien que cette méthode de fabrication trouve déjà de vastes applications commerciales, elle est loin d’avoir abouti. Il reste de nombreux détails à étudier et à comprendre, notamment en ce qui concerne les matériaux utilisés: quelle influence le procédé de construction en couches progressives a-t-il sur la structure interne des alliages ? Quels matériaux se prêtent à cette méthode de fabrication ? Est-il possible que l’Additive Manufacturing crée des nouveaux matériaux qui ne supporteraient pas, par exemple, les procédés conventionnels de fonte et de moulage?
C’est sur ces questions que s’est penché le symposium «Alloys for Additive Manufacturing» (AAMS), qui avait attiré plus de cent chercheurs d’Europe, des États-Unis et d’Asie à l’Empa à Dübendorf. Les participants de haut niveau à cette conférence n’étaient pas venus par hasard: alors que la recherche autour de l’Additive Manufacturing de ces dernières années se concentrait principalement sur la méthode de fabrication, les alliages utilisés sont à nouveau placés au centre de l’attention. Cela ne surprend pas, dans la mesure où de nombreux matériaux métalliques utilisés dans le commerce ont été optimisés pour les procédés habituels tels que le moulage ou la forge. Les processus de fabrication au laser ou au rayon d’électrons exposent toutefois les matériaux à un tout autre profil de temps-température.
Pour l’avenir, il est décisif d’élargir rapidement le nombre encore réduit d’alliages traitables. La recherche à l’Empa se penche notamment sur des superalliages à base de nickel, des alliages d’aluminium et de métaux précieux hautement résistants pour le domaine de l’horlogerie et de la joaillerie. Cette technologie rend simultanément possible la création de nouveaux matériaux composites qui étaient quasiment impossibles à réaliser au moyen de méthodes de fabrication conventionnelles, comme les alliages de métaux et de diamants, par exemple.
 
Aldo Tormen
Rédacteur en chef


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